04 novembre 2008
voluptatès : suite
Les
pas de Rhianna l’avaient conduit devant chez Lolite. Elle hésitait. Que faire ?
Puis elle se souvint que Lolite aimait aussi bien les femmes que les hommes.
Pourquoi ne pas trouver un peu de réconfort de tendresse dans les bras d’une
femme. Qui pouvait mieux comprendre qu’une autre femme et puis Lolite pourrait
lui apprendre à protéger son cœur et à se venger des hommes, puisque le seul
que son corps, son cœur, son âme voulait un jeune homme aux longs cheveux bruns
et au visage d’ange ne voulait pas d’elle. Elle s’était promis pourtant de
ne plus
souffrir, mais son cœur en avait décidé autrement. La main sur la poignée elle prit une
profonde inspiration et entra.
Apercevant Lolite encore dans les escaliers elle lui dit.
Bonjour Dame lolite,
accepteriez vous de me prendre sous votre aile et de m’enseigner tout votre
art. Je veux me venger d’un homme, d’un homme qui m’a repoussée. Apprenez-moi à
ne plus aimer avec mon cœur.
Désemparée au bord des larmes, elle regardait Lolite
n’ayant qu’une envie se réfugier dans ses bras et se faire câliner. Elle
attendit une réponse.
Envie de tout quitter.
Plus rien.
Plus d'envies.
Plus rien.
Et mal de tête qui persiste.
Vestiges de souvenirs, le temps d'un soir...
Penser à un dernier voyage...
Voir s'avancer une rouquine... Vengeance? Leçons? Et voir
fuir un homme, qu'elle n'aura pas su retenir...
Deception et doutes.
Que fait-elle? Quitte-t-elle tout ça? Part-elle en voyage?
Oui.
Elle observe la rouquine, la détaille attentivement.
Il y'a un bordel dans la ville
voisine.
A lodève.
Peut être y trouverez vous votre compte.
Je prends des vacances.
Monter à l'étage,
s'allonger un
peu, le temps des larmes qui coulent de déceptions, de douleur persistante. Mal
de tête qui ne la quitte plus. Et pas un client chez elle.
Ainsi, le temps à passé...
Lolite n'était-elle plus femme désirable? N'y avait-il
plus rien à faire? Se rasseoir, se lever et s'observer dans le miroir. Si, elle
était belle. Toujours et à jamais. Mais tenir un bordel ici...
Les temps changent, les hommes changent, rien n'est plus
comme avant. Le temps où ils accouraient tous pour se faire offrir la moindre
caresse, où trouver putain au coin de rue paraissait normal. Plus rien n'est
normal. Tout change...
Rassembler ses affaires, songer à sa Fleur, elle aurait
besoin de lui dire au revoir...
Prendre une feuille, tremper la plume et y laisser un mot:
Fleur ma douce,
Je pars pour Paris.
J'espère t'y voir. Vite.
Tu me manques.
Bagerand....
Je ne peux rester ici. Pardonne moi, la douleur est forte
en moi, il faut que je me repose. Si tu veux venir, je serais là jusqu'à demain
soir. Et ensuite je quitterais la ville.
Je t'embrasse...
Faire le tour des chambres. N'y voir plus personne.
Pincement à la gorge. Coup au coeur, et larmes qui roulent et coulent et
tombent de ses paupières tremblantes. Fermer les volets, clore tout ça... Et
sortir, les sacs à son bras. Fermer la porte.
Puis la rouvrir et entrer en trombe.
Prendre de quoi laisser un mot:
Voluptatès fermé.
Je pars.
Si vous voulez le reprendre, je vous le laisse. Prenez en
soin, il le mérite.
Soupirer, accrocher le mot à la porte, fermer à nouveau.
Et partir sans se retourner...
Des jours avaient passé, Bagerand
fut des plus surpris en voyant l'affiche sur la porte du Voluptatès.
Voluptatès fermé.
Volets clos ..... étrange sensation ...
Un silence ... inhabituel avait prit place en ces lieux
... Plus personne ..
Il entra .... gravit quatre à quatre les escaliers qui
menaient à l'étage
Se dirigea vers la chambre de Lolite....
Lire le mot laissé ... trop tard...
Comprendre la déception trop grande de la Belle de nuit.
... Les villageois trop puritains pour oser venir prendre du bon temps en
compagnie agréable, villageois pourtant curieux de savoir ce qu'il s'était
passé en ce lieu, à en voir les traces de doigts qu'ils laissaient sur les
vitres de fenêtres.
Partir à son tour ...Quitter cette ville dormante, cette
ville où rien ne se passe, cette ville d'un autre temps. Reprendre la route...
La retrouver peut-être ou reprendre ce que fut sa vie avant sa rencontre. A
cela Bagerand en pouvait savoir. Seul l'avenir le dirait.
Froisser le parchemin laissé par Elle... pour lui
Sortir de cette chambre ... redescendre les escaliers et
sortir.
Quitter cette maison trop close et cette ville trop
coincée pour ne plus jamais y revenir.
A l'heure où tous ces bourgeois dormaient encore, à
l'heure où nombre d'entre eux fantasment sur une femme, plus désirable que la
leur, Bagerang passait le pont levis en direction de l'aventure, heureux, lui
d'avoir connu les douceurs de Lolite.
FIN
28 octobre 2008
Volupatatès : la suite
La belle de nuit ne mis pas longtemps pour arriver
à son appel. Elle commençait à descendre les marches, lentement, aguichante
comme il se doit. Castel la regardait arriver sans pour autant la voir
réellement. Trop de perturbation en lui pour même se rendre compte de ce qu’il
faisait. Chasser le poids qu’il avait sur le cœur, oublier autrement que par
l’alcool, puisque même ivre il n’y parvenait pas.
La porte s’ouvrit de nouveau alors que Lolite arrivait au
bas des marches.
Oui Castel ?
Une voix. Son
nom.
Cast…
Il se retourna
brusquement à son appel, reconnaissant la voix de Crum. Non pas qu’il était
étonné de son arrivée, le seul mot prononcé suffisait pour comprendre le
pourquoi de sa présence
ici. Il la regarda avec dans les yeux une grande
colère. Il ne voyait pas la peine qu’elle avait de le voir ainsi et encore
moins l’aide qu’elle voulait tant lui apporter.
Que viens-tu faire ici ! lui dit-il sévèrement la regardant de la tête aux pieds. Voyant la
flasque qu’elle avait en main, il la lui pris sans ménagement en ajoutant
Trop aimable à toi crum !! de penser à mon gosier !
maintenant ... laisses moi !
Puis, lui
affichant un sourire vicieux, glissant la fiole dans sa poche pour le moment
A moins que tu ne veuilles prendre sa place ….
Ajouta t-il en
montrant de la tête Lolite. Ses paroles étaient dures. Ses mots dépassaient sa
pensée. Comment auraient-il pu en être autrement ? Crum comprendrait-elle qu’il
n’était plus lui même ? Il avait cru à un amour sans failles, à une éternité de
douceur et ce qu’il pensait être une réalité n’avait été qu’un rêve qui
maintenant c’était transformé en cauchemar.
Son regard passait de ses yeux à ses mains, puis vers
la belle de nuit.
bonsoir charmante Lolite, pardon pour cette intrusion,
je...
elle laissa un blanc.
Que viens-tu faire ici !Trop aimable à toi crum !! de
penser à mon gosier ! maintenant ... laisses moi !
A moins que tu ne veuilles prendre sa place ….
à l'entendre, elle aurait voulu partir en courant,
rejoindre Sara qui attendait dehors, mais elle n'en fit rien, un soupçon de
colère remonta jusqu'à sa poitrine.
Exactement Cast!! Je pense à
ton gosier, à te regarder ce soir je ne te trouve pas encore assez imbibé pour
faire ce que tu comptais faire, trop de pensées encore risque de te perturber
au moment propice, tu devrais boire encore pour te donner du courage,
puis se tournant vers Lolite, excuses moi Lolite,
ça n'est pas pour toi que je dis ça tu sais bien, ses yeux revinrent à
nouveau vers Cast.
tu t'entend parler, prendre
sa place, je n'ai pas besoin de toi pour ça, si je cherche à travailler avec
les belles, je n'ai qu'à leur demander, et ton frère, tu y penses s'il
t'entendait! nous ne sommes pas assez malheureux toi et moi, une petite couche
en plus, ça te dis???
tu ne me fais même pas pitié mon pauvre Cast, que voudrais
tu que je fasse avec un homme qui pue l'alccol à plein nez, qui ne serait même
pas capable de garnd chose je pense! elle décocha un sourire rempli de dégout.
Fais donc comme tu l'entends
Cast, je reste un moment sur le pas de la porte, si tu me laisse faire je te
conduirai à la maison, te serrerai fort dans mes bras comme je l'ai déjà fait
mainte fois, si tu préfères te faire violence avec toi même, fais le, et
regrettes le bien ensuite, pauvre Lolite, des hommes comme toi doivent
l'écoeurer.
elle soutint son regard un moment, ne laissant paraitre sa
peine, et se dirigea vers la porte, main sur la poignée elle attendit un
moment.
Les paroles de Crum résonnèrent dans sa tête.
...Je pense à ton gosier, à
te regarder ce soir je ne te trouve pas encore assez imbibé pour faire ce que
tu comptais faire, trop de pensées encore risque de te perturber.....tu
t'entend parler.....et ton frère, tu y penses s'il t'entendait! nous ne sommes
pas assez malheureux toi et moi, une petite couche en plus, ça te dis??? .....
Les vérités qu'elle disait le dégrisèrent peu à peu. Il
regarda Lolite et Crum tour à tour. Réalisa se qu'il allait faire, non pas
chercher le plaisir mais bien chercher à se venger de ce qu'il pensait avoir
perdu. Non ! ce n'était pas lui ça, lui était tout l'inverse de ce qu'il
montrait là.
Quand Crum se dirigea vers la porte, la main déjà posé sur
la poignée, il la bouscula ouvrit la porte en grand et sortit sans attendre. Il
ne vit pas Sara qui était restée dehors, il traversa la route, sauta sur Espoir
et reprit le chemin de la plage.
20 octobre 2008
voluptatès : suite
Plusieurs
jours avaient passés depuis son retour. Il avait eut la désagréable surprise de
voir arriver Sara, suivit de peu par Crum, s’était quelque peu chamaillé avec
sa sœur et avait revu son vieil ami Kemryl. Il les avait retrouvé en taverne,
avait bu plus que de raison, avait essayé d’être auprès d’eux ce qu’il avait
toujours était jusque là, sans y parvenir. Il s’était forcé à sourire, ne
voulant leur déplaire. Ils avaient tous été tellement accueillant… Et
pourtant…. Ça ne suffit pas, il ne parvenait pas à reprendre le dessus. Le
pouvait-il encore ?
Il lui fallait chasser ses démons, faire sortir ce trop de
peine et de haine qui l’avaient envahit.
C’est donc un soir, sortant de la taverne proche de la
mairie, s’apprêtant à reprendre le chemin qui le mènerait à la cabane de la
plage, qu’il vit la lanterne rouge briller au dessus de la porte du bordel.
Lolite !
Il avait fait sa connaissance au feu des Vestales
lorsqu’elle avait débarqué à Narbonne. Elle avait usé de ses charmes pour
essayer, sans jamais y parvenir, à l’attirer dans son antre. Il l’avait trouvé
fort belle ! Quel homme aurait pu la voir autrement. Mais les filles de joie…
pour lui…c’était bon pour les autres, lui n’avait besoin d’elles.
Et pourtant….
Laissant sa monture,
il traversa la rue à grand pas, ouvrit la porte sans ménagement qui claqua
derrière lui. Il lui fallait exhorter ses démons, et qui mieux qu’une catin
pour ce faire.. . Elle l’avait cherché nombres de fois, il l’avait toujours
repoussé, ce soir, il allait en être autrement.
Il traversa le grand halle sans regarder autour de lui,
arriva devant un comptoir d’où l’on pouvait voir un grand escalier. Il
l’appela, l’hurla presque…
LOLITE !!!!!!!!!!!!!
Le froid
glacial de la nuit figeait les visages de crum et de sara, elles avaient passé
la soirée à manigancer au 54 pres de la mairie, elles avaient rit, elle avaient
bu, la nuit avait plus que bien commencée.
Sara avait décidé de faire quelques pas avec elle, histoire
de prendre une bouffée d'air avant le repos nocturne.
Plus loin, une hombre, une hombre qui stopa nette leur
avancée, elles échangérent un regard à la foi de surprise et d'interrogations,
lui, titubant sur la chaussée, à une heure bien avancée, et seul tellement
seul, elles avaient rient pendant de longues heures pendant que lui buvait,
toujours seul.
pas besoin de dire grand chose, l'échange d'un regard leur
suffit à savoir qu'elles pensaient à la même chose toutes les deux.
Discrettement elle le suivirent , gardant la distance
qu'il fallait pour ne pas qu'un homme aussi rond ne les perçoive dans son do.
Peut être reprenait il simplement le chemin de la plage,
peut être allait il continuer à marcher comme ça longtemps.
lorsqu'elles le virent entrer dans la chaleureuse demeure
de la belle Lolite, elle s'arrêtèrent à nouveau de marcher.
tournant son regard vers Sara, Crum ne peu s'empecher
d'afficher un visage de désolation, non, elle ne réussissaient pas à lui rendre
un peu de vie, qu'avaient elles cru, il faudrait du temps
c'est certain, mais pas lolite, pas maintenant, pas apres tout ça.
Sara, je ne
peux pas le laisser faire ça, c'est au dessus de mes forces d'assister sans
réagir, il faut que nous le ramenions à la maison, tu veux bien?
LOLITE !!!!!!!!!!!!!
un sursaut !!!
Crum sortit de sa poche sa poche sa petite fiole
habituelle, elle y introduit un soporifique (elle en a des choses sur elle qui
ne la quitte pas...
)
regarda encore une fois Sara et se dirigea expressement chez la belle.
Cast?
il se retourna, les yeux gorgés d'alcool, le visage froid,
les traits tirés.
elle tenait la fiole à la main, en evidence, se demandant
si elle la lui tendrait ou pas...à présent elle hésitait.
S'inquiéter.
Pas de nouvelles, nulles traces de sa belle.
Elle a du s'absenter...
Lolite allait patienter. En attendant, elle avait une
lettre ou deux à rédiger. Le Voluptatès semblait mort. Pas un gémissement, pas
un son ne parvenait de ses murs, à croire que tous s'étaient enfuis. Que le
plaisir de la chair n'intéressait plus.
Ou peut être était ce Narbonne qui...
Narbonne qui se faisait sans vie.
Lolite monta à l'étage, vélins sortis de son bureau, plume
trempée dans l'encre noir, courrier adressé à Paris, Cour des Miracles. Désir
d'aller voir la belle Paris. Ses cuisses offertes, ses rues salles, ses
bordels, ses bars. De la chair, un peu, beaucoup, pationnement. S'enhivrer de
plaisir. Paris...
Et réfléchir à une annonce peut être. Pour faire vivre un
bordel, il faut de la cuisse d'oeuvre. Une fille ou deux de plus peut être.
Elle n'avait pas les moyens de se le permettre, mais si elle ne réagissait pas
vite, elle pouvait dire adieu à son commerce, et de cela jamais elle ne s'en
remettrait.
LOLITE!!!!!!!
Elle sursaute, plume qui dérape sur la feuille. Juron
étouffé, elle se lève, se dirige vers les escaliers, se penche et voit Castel
la chercher.
Cas?
Ici?
Elle n'aurait jamais cru la chose possible. Et
pourtant.... Le voici qui débarque ici sans prévenir. Bonne chose pour elle. Le
commerce pourrait reprendre.
Retourner dans sa chambre, replacer ses cheveux, vérifier
sa tenue. Etre belle. Parfaite. Toujours.
Lolite n'était pas l'une de ces catins que les hommes de
peu de monde fréquentent au coin d'une ruelle, Lolite avait du chien.
Sourire sur ses lèvres, décolleté replacé, elle descend
les escaliers lentement...
Oui Castel?
Et remarquer sur son beau visage les traces d'un
chagrin immense, regard hagard, lèvres tristes et joues sèches de trop de
larmes.
Réconfort..
07 octobre 2008
voluptatès : suite
Etaient-ils
passé du plat de résistance au dessert ?
Etaient-il arrivés sur une île fantastique sans même s’en
rendre compte ?
La belle avait su transformé ce repas en instants
subtiles. Les langues qui se mêlent, les mains qui se referment sur deux fruits
savoureux tel deux oranges que l’on voudrait presser. Les esprit s’évadent, le
plaisir grandit.
Bagerand se laisse guider dans ce qui est devenu une
ballade où son torse en gardera les traces ; les épines d’une rose, où ses
lèvres et son corps en garderont le goût ; la douceur des pétales, où son cou
en gardera la marque ; la couleur. De ses monts, les mains de Bage dessinent
les courbes parfaites du corps de la belle, pour aller ensuite s’agripper à ses
hanches.
Dans un dernier assaut la monture se cabre, la cavalière
se cambre, devant eux, dans le reflet de leurs yeux, le lieu est fantastique,
la source est là, abondante. De par sa beauté ils laissent aller leur soupirs
d’aise, leur râle de plaisir. Le cœur battant, le corps repu par une telle
cavalcade. Veneris se laisse retomber sur son amant d’un soir.
L’île flottante est servie, douce et tiède. Ils savourent
, l’un contre l’autre ce dernier met, ce dessert parfait, ce moment agréable où
deux inconnus attirés l’un vers l’autre comme deux aimants, se découvrent et se
désirent, assouvissant leur envie du moment, la gourmandise d’un joli corps.
L’amant de la tenancière des lieux, le sourire aux lèvres
regarde la belle qui vient de lui servir si bon repas, si belle aventure, si
agréable moment.
Au
deuxième étage
La proposition de Letho lui convenait et semblait la façon la plus
simple et discrète pour descendre le corps de la jeune pousse au rez de
chaussé. La descente semblait faisable mais pas pour autant sans difficulté.
Accroché correctement un corps inerte sans le blessé, demanderai une grande attention,
heureusement le bâtiment ne comportait que deux étages de hauteur. Le coin
était sombre et l'heure tardive facilitait la discrétion des deux hommes. Avec
un peu de précaution ils devraient sans tirer sans aucun mal. Son étalon
attendait non loin de là, accompagné avec celui de Letho qui devait se trouver
devant la bâtisse lors de son arrivé au bordel. La mission touchait enfin à sa
fin et ils allaient pouvoir toucher la prime promise par leur commanditaire. Il
avait parlé de vengeance et de sévices corporelle mortelle à l'encontre de
celle qui avait eu le malheur de se mettre à travers son chemin. Les raisons de
sa haine envers cette femme lui importait peu, seul comptait le sac d'écu
promis contre la capture de la femme.
Lazard regarda Letho un instant, répondant par
l'affirmative d'un signe de tête pour rester le plus silencieux possible. Son
compagnon descendu en premier par la fenêtre s'accrochant à la corde et
descendant en rappelle prenant appuie sur la façade de la bâtisse. Le corps de
Fleur ne se faisait pas ressentir sur son épaule, une mission des plus légère
ce qui ne gâchait rien à la facilité dans son déplacement. Letho descendit sans
peine les deux étages et se retrouva en silence sur la terre ferme. La nuit
régnait au dehors aucun bruit ne se faisait entendre, Narbonne dormait d'un sommeil pesant et
innocent. Une légère brise caressa son visage, jetant un dernier regard sur la
porte et la lueur qui se trouvait au sol afin de s'assurer qu'aucune ombre ne
viendrait les déranger dans leur kidnapping. Le corps de la cible
fut posé délicatement sur le sol adossé contre le mur de la chambre, son visage assoupit montrait un charme certain, pas de place pour les
remords ou les questions diverses dans son âme noire. Il travaillait pour l'or
et rien d'autre. Un mercenaire froid et sans pitié, capable des pires
abomination pour la richesse et la notoriété de leur clan qui commençait à
obtenir une certaine réputation dans le monde des ombres.
Il récupéra la corde qui pendait devant la bâtisse et se
mit à la passer autour du corps du colis qui valait son pesant d'or. Il fallait
y prêter garde et ne pas l'abîmer. Bien que le client ne se gênera sûrement pas
pour lui faire subir les pires sévices connu par l'homme. La corde fut passer
autour de sa poitrine passant sous ses épaules et vérifiant la bonne tenue des
liens qui allaient la maintenir en vie et ne pas se rompre pendant la descente.
La femme était maintenant harnachée solidement et il passa la femme doucement à
travers la fenêtre. Le corps se balança doucement et il dut prendre appui à
l'aide de ses jambes, cherchant la position la plus stable pour la faire
descendre sans risque. Letho au sol, regardait son mouvement tête levée vers le
ciel et prêt à réceptionner la femme. Laissant la corde descendre doucement au
fur et à mesure de la descente. Ne lâchant que progressivement le chanvre entre
ses mains. Ses muscles tendu par le poids de la femme et l'apesanteur reine qui
tirait vers elle tout corps sur terre. Il fallut un certain temps pour
descendre la femme au niveau de son comparse, prenant garde à se que le frêle
corps ne se blesse pas contre la façade de la bâtisse qui forte heureusement
était lisse et sans aspérité aucune. Soudain...Un bruit se fit entendre au loin
et il arrêta sa manoeuvre, tentant de regarder en direction du tumulte afin de
l'identifier... Une charrette semblait traverser la nuit dans la rue devant le
bordel. Un moment de doute, cherchant de son regard noir tout danger qui
pourrait mettre en péril leur situation... Les sabots résonnaient au loin et
semblaient s'éloigner. La descente du corps reprit après s'être assuré du calme
de la nuit.
La femme de joie arriva sur le sol doucement, sentant
maintenant une aide au sol et le poids qui devenait plus léger. La descente
était terminée. Un sourire diabolique et satisfait en coin, se penchant au
travers de la fenêtre, cherchant du regard son compagnon qui se trouvait en
contre bas. Il ne lui restait plus qu'à descendre à son tour et de s'échapper
de la ville.
Dans la ruelle à coté du Bordel
Letho s'était apprété à
réceptionné le "colis" et aténua le poids qui pendait en attrapant le
corps inerte qui se balancait. Il la déposa délicatement au sol, non pas pour
prendre soin d'elle mais plutot pour ne pas faire de bruit, ne désirant pas se
faire reperer surtout que lazard était toujours dans la batisse.
Il défit les liens autour du corps et enroula la corde
avec le harpon. Ensuite il la balanca en l'air vers la fenetre afin que son
comparse et chef de bande puisse l'attraper et descendre à son tour.
Cette mission allait enfin arrivé à son terme, il fallait
profiter du calme de la nuit pour en finir et partir avant que l'on s'apercoive
de la disparition de la femme de joie. La tenanciere du bordel allait s'en
doute vite s'en rendre compte. Et letho était heureux d'enfin sortir à
l'extérieur et prendre l'air, bientot ils prendraient le large.. La mission
finie, il toucherait peut etre meme quelques écus et il s'en réjouissait
d'avance.
Au dehors du bordel
Letho regarda son chef
descendre sans difficultés par la fenêtre. Tandis qu'il s'impatientait, il
regarda sans cesse aux alentours si rien ne viendrait chambouler leur plan.
Mais la nuit était fraiche et calme, et vu l'heure tardive, il y avait peu de
chances de voir des habitants poindre le bout de leur nez.
Lazard posa ensuite pied à terre, les voilà tous les trois
au sol maintenant, enfin ils allaient pouvoir clore leur mission et partir
d'ici. Même s'il s'était un peu amusé, letho trouvait le temps long et
trépignait d'impatient de pouvoir enfin bouger. Lazard récupéra le harpon puis
souleva la fleur pour la déposer sur son épaule et rejoindre sa monture.
Retrouve moi au château. Je vais livrer le colis et
toucher notre prime. Prends garde quand tu passeras les portes de la ville, ne
te fais pas repérer. A plus tard Letho…
Sans attendre de réponse, Lazard rejoignit sa monture
et dissimula la captive sur la croupe de son étalon sous une cape. Letho
acquiessa de la tête et regarda partir au loin son comparse. Sans plus
attendre, il alla chercher sa monture à son tour et monta en selle, réajustant
sa cape afin de filer tel une ombre dans la nuit.
Grimper les escaliers, insouciante, retrouver ses
habitudes, aller se préparer un bain, penser à sa douce Fleur et s'occuper
d'elle, elle ne rêvait que de ça en cet instant.
Rapide tour dans sa chambre, elle s'installe à sa
coiffeuse, inconsciente de ce qui se passe dans la pièce voisine. Elle perd son
regard dans son reflet, songeuse, lissant de ses longs doigts blancs sa lourde
chevelure. Une petite ride au coin de son oeil droit.
Elle fronce des sourcils, inquiète.
Inconsciente de ce qui se passe au balcon voisin.
Se penche et s'observe, lisse son oeil, regard critique
sur ce début de vieillesse apparent. 28 ans... Une vie trop longue... Certes
elle était encore jeune, belle et tout et tout... Mais elle était lasse ce
soir. Besoin de se faire réconforter par sa belle. Reprendre ses esprits, ne
pas penser à cette ridule minuscule ridicule.
Crème à son décolleté, légèrement parfumé, une merveille
découverte lors d'un voyage à Paris, prémisse d'une aube olfactive nouvelle.
Elle se dirige vers la fenêtre qu'elle ouvre en grand,
inspire à plein poumons l'air frais de la nuit...
A quelques minutes près, elle aurait vu....
Rendez vous dans la chambre voisine...
Fleur, ma chérie, je viens
m'occuper de toi....
Pièce
sombre, fenêtre ouverte, courant d'air qui la fait frissonner. Sa belle serait
sortie sans la prévenir? Etrange. Et cette odeur qui flotte... A peine
soupçonnable. Ma foi. Elle était libre de
faire ce qu'elle voulait. Seulement Lolite ce soir avait
besoin de ses bras fins, de ses belles cuisses blanches
et sa peau sucrée. Lolite avait besoin d'elle. Et
juste d'elle. Un peu de douceur dans ce monde. Elle était déçue. Grimace.
Se dirige vers le balcon, va pour le fermer...
Un bout de tissu accrocher à la barrière. Tissu inconnu,
provenance inconnu. Suspect. Suspicion. Elle le regarde, sent son odeur. Cela
n'appartient pas à sa douce. Etrange.
De plus en plus étrange....
Elle sort de la chambre, part à la recherche de sa douce
dans la maisonnée:
Fleur!!!!!!!!
Désagréable
impression.... Elle se sentit bien seule chez elle. Seule. Seule. Seule. Seule.
Et violence au crâne qui revenait. Besoin d'elle.
BESOIN D'ELLE!!!!
Fleur!!!!!!!!!
Fleur....
12 juin 2008
histoire du Voluptatès : suite
L'homme
entra dans l'établissement, couvert de sa cape noir et de son chapeau de
feutre. Cela faisait bien longtemps qu'il n'était pas venu en ville. Curieux
endroit pour réapparaitre après une si longue absence.
Il avait pris connaissance d'une information qui lui avait
été revelée en rêve: visiblement, une amie de longue date travaillait ici, ou
du moins quelqu'un qui lui était lié.
Il resta debout, les yeux parcourant intensement la salle
à la recherche de cette derniere.
Je cherche....
et il
s'arreta aussitôt
Le temps était maintenant compté plus question de
s’attarder ici plus longtemps. Letho attendait derrière lui prêt à suivre ses
ordres. Il fallait encore sortir au plus vite de la bâtisse discrètement et
sans se faire reperer par les autres occupant lubrique du bordel. Son regard se
concentre à nouveau sur elle, un sourire malsain au coin des lèvres. Sa main
caresse lentement et avidement le corps de la jeune Fleur inconsciente de qui
se trouvait devant lui.
*Sa dernière danse sans aucun doute…*
Sa main voyage
lentement sur sa délicate peau blanche, une étincelle luit au fond de son
regard. Elle ne semble pas apeurée pourtant par sa présence, elle ne se doute
de rien en ce moment même, sa tache n’en sera que plus facilité. Profiter de
son innocence et de sa trop grande confiance pour l’endormir. Tout est déjà
prêt… Alors que ses lèvres jouent avec les siennes, sa main passe derrière son
dos cherchant le morceau d’étoffe qu’il avait préparé avant de passer la
porte de la chambre. Son regard sur elle, un sourire sur les lèvres la
regardant dans les yeux, elle lui sourit impatiente de savoir ce qu’il cache
sûrement.
Dans ce cas prends garde fillette, je suis son
messager… un faucheur d’âme innocente et ton nom se trouve sur ma liste. Je te
ferais rejoindre le passeur dans les limbes éternelles.
Un dernier regard
impatient sur elle, se délectant de son regard à ce moment. Un mouvement
discret, une étoffe imbibée d’un poison soporifique se pose sur ses lèvres
charnues. Sa main devint brutale pour la maîtriser et la retenir pendant
qu’elle se débat l’espace d’un instant, son regard devient surprise et
étonnement. Lentement ses yeux se ferme laissant un soupir s’échapper. Son
corps devient sans vie, inerte. Sa tête repose doucement sur son épaule. Son
corps provocateur contre le sien. Elle n’est plus. Elle est entrée dans les pays
des songes maintenant et il pouvait partir, la ramener à son employeur sûrement
impatient.
Letho en retrait regardait la scène curieux de savoir si
la belle était encore en vie. Il se retournait vers lui et lui fit un signe de
tête en direction de ses vêtements. Ils allaient devoir quitter la chambre au
plus vite avant que la patronne n’arrive pour prendre des nouvelles de son
amie.
La petite Fleur se retrouva maintenant sur le lit.
Cherchant de quoi la couvrir avant de sortir dans la rue. Elle ne devait pas
mourir ou du moins pas encore avant que son mandataire puisse faire ce qui
semblait nécessaire. Les vêtements enfilés rapidement sans aucun goût
vestimentaire mais plutôt pratique. Le corps nu de la femme recouvert pouvait
maintenant être transporté au dehors. Letho était lui aussi prêt, il pouvait
partir de ce lieu de débauche dorénavant.
Lazard reprit le chemin en sens inverse, ouvrant la porte
de la chambre doucement et le plus lentement possible pour éviter ce grincement
du à des gongs mal entretenue par la tenancière. Un regard fut jeté rapidement
vers le couloir, personne ne semblait monter depuis. Il marcha lentement posant
ses bottes avec attention afin d’éviter tout craquement du plancher qui aurait
put le faire découvrir. La jeune Fleur était heureusement pour lui un poids des
plus léger, il aurait été plus périlleux de déplacer une femme forte. La
traversé du couloir se fit sans mal. Son acolyte surveillait les alentours
derrière lui. Arrivé à la porte de la pièce par laquelle il était arrivé, il
s’assura que personne ne montait dans l’escalier. La bâtisse semblait calme et
sereine, seul quelque bruit sourd provenait de l’étage inférieur. Il pénétra
dans la pièce sombre et se dirigea vers la fenêtre, son grappin encore présent
il ne leur restait plus qu’à disparaître rapidement.
Les mains de l'homme carressaient sa peau...
étrangement fébriles, douces et indifférentes à la fois.
Sa voix.... toute aux milles pensées qui envahissaient son
esprit, elle n'écouta pas les mots qu'il prononça.
Fleur se mit à douter qu'il ait jamais fréquenté de
bordel, et encore moins qu'il soit venu jusqu'ici en vue de
"consommer" comme les autres habitués des lieux. Ce n'était pas un
client...
Mais alors?... un voleur? un assassin?
Mais que pourrait-il donc y avoir de précieux ou de si
important pour qu'il se soit égaré ici?
Un fou... un fou triste et désabusé alors... Peut-être un
fugitif...
Il prit sa bouche sans désir... Et sa main abandonna sa
peau frissonnante pour se glisser dans son dos. Que cherchait-il ? Un
poignard... dont l'acier dur et froid allait venir, cruel et mortel au contact
de sa gorge... cela ne serait pas la première fois qu'une lame menacerait de
l'égorger...
Et l'autre, Letho dont elle sentait le regard, que
faisait-il? Lâche ? complice ?
D'un geste rapide, l'étranger plaqua contre sa bouche une
étoffe... une odeur âcre qu'elle reconnut... d'un mouvement de hanches elle
tenta d'échapper à la poigne qui s'était faite douloureuse... en vain.
Son regard interdit plongea une dernière fois dans celui
de l'homme dans les bras duquel elle était prisonnière... puis les ténèbres
ouvrirent un puit sans fond....
Letho suivait la scène toujours en retrait pret à
intervenir s'il le fallait. Fleur ne se doutant pas de ce qui allait suivre..
On pouvait sentir le doute qui planait en elle à ce moment. Il était clair que
Lazard n'avait pas l'air d'être un client.. et apres avoir joué avec lui, on
pouvait voir l'incertitude s'emparer d'elle.
Il prit ses lèvres comme pour mieux la distraire tandis
qu'il s'appretait à placer le tissu à sa bouche, le dissimulant dans son dos.
D'un coup il lui appliqua l'étoffe, elle se mit à se débattre en vain, lazard
tenait férocement sa proie..
Letho était resté en retrait expres, ne voulant pas
dévoiler son jeu à la victime, ainsi elle pourrait le penser lache, indifférent
ou complice.. elle ne saura pas la vérité. Lazard d'un signe lui montra les
vétements de la belle et letho s'empressa d'aller les chercher. La rousse
reposait à présent sur le lit, son corps inerte et lourd comme sans vie.
Il fallait se dépecher, la patronne pouvait débarquer d'un
moment à l'autre, d'autres clients semblaient occupé de ci de là.. et il ne
fallait pas se faire reperer. Il couvra la fleur de ses vetements à la hate
sans prendre soin d'elle. Il fit de meme pour lui ensuite, réenfilant ses
vetements toujours aussi préssé.
Ils étaient enfin pret et pouvaient quitter les lieux.
Lazard prit fleur et la transporta dans le couloir en prenant soin de vérifier
qu'il était libre. Il marcha lentement en évitant de faire du bruit, se
dirigeant vers la meme pièce par laquelle il était entré dans les lieux, tandis
que letho les suivait en couvrant leurs arrières...
Ils pénetrèrent ensuite dans la pièce, personne ne
semblait monter, tous étaient occupés en bas apparement. La voie était libre..
restait à présent à faire descendre fleur par la fenetre ce qui n'allait pas
être une mince affaire. Letho réflechi un instant puis suggéra à Lazard une
solution pour quitter les lieux.
Je vais d'abord descendre,
ensuite tu pourras accrocher la fleur à la corde et la faire descendre
doucement vers moi, apres l'avoir détachée je te renvois le harpon et tu nous
rejoint... çà semble faisable il me semble non ?
06 avril 2008
voluptatès ! suite
Filles de joie… filles de joies ? Ces mots
raisonnèrent à ses oreilles.
On vend son corps et ses caresses ? Silue ne comprenait
pas bien ce que Lolite voulait dire. Comment on pouvait vendre son corps ? Une
fois qu’il est vendu une fois, on ne peut plus le revendre après ?!
Les caresses elle
comprenait, elle ne voyait pas qui pourrait vouloir les acheter mais elle
s’imaginait bien caressant un… un « client ». Elle sourit en pensant que pour
ses petits moutons les caresses étaient gratuites.
Fille de joie… elle ne savait pas exactement ce que ça
voulait dire, mais si une fille était pleine de joie c’était bien elle. Elle
s'imagina racontant des blagues, dansant de façon ridicule, et faisant des
grimaces pour faire rire ses petits clients. Si c'était ça... mais quelque
chose l'inquiétait, cette histoire de vendre son corps...
« Euh… on est nourrie et logée mais on gagne combien ?
Et euh… vous voulez dire quoi par vendre son corps ? Hein Madame Lolite, on le
vend mais après… une drôle d’idée
lui traversa alors l’esprit … après on est mort ? »
Elle fit une
petite moue boudeuse.
« Bah si on est mort après, euh… je ne veux pas… Mes moutons
ils sont tous morts et maintenant ils sont plus drôles… Comment on peut être
filles de la joie si on est morte ? »
Cette pensée
commença à grandir en elle, elle s’agita tout à coup. Les petits bruits qu’elle
avait entendus à l’étage en arrivant… ils avaient cessés ! Si c’était des
filles comme elle qui étaient mortes en vendant leur corps ?!
Elle eut un violent haut le cœur.
Elle leva alors des yeux suppliant vers la dame brune,
l’implorant de lui expliquer. Elle ne comprenait vraiment pas. Elle lui prit
les mains se rappelant qu’un instant avant leurs exquises douceurs l’avait
surprise. Ses grands yeux verres dévisageaient maintenant la patronne, toujours
implorants, et remplit d’une peur soudaine.
Elle voulait absolument travailler et cette maison lui
plaisait beaucoup mais mourir elle ne voulait pas.
Quand son papa l'avait quittée, elle avait été si triste,
ça n'avait rien à voir avec de la joie... Elle ne voulait pas être de nouveau
si triste. Travail ou pas il ne fallait pas abuser!
L’impression
de dominer, elle voulait au moins s’offrir cette illusion.
Il ne faudrait pas que le plat refroidisse....servez donc
Beauté....
L’ordre
donner, veneris repue par les prémices avait besoin de grand air, de ballade
endiablée, de chevauché interdite…Elle enjamba Bagerand , et dompta le fidèle
destrier qu’il était devenue en se « scellant » à lui.
La monture à la hauteur de ses espérances, veneris «
s’agrippa » à l’animal sauvage pour mieux se fondre en lui.
S’approprier cette virilité fougueuse lentement pour ainsi
partir au galop quant ils ne feraient plus qu’un…Alors lentement, veneris prend
la pose, cherche le meilleur point d’appui, les hanches sensuellement s’enroule
sur la « selle ».
Le plaisir se lie sur les visages, d’abord s’en aller au
trot, profiter du flot calme des deux corps emmêlés…Les soupires fusent et
grondent, donnent le rythme de la chevauchée…
Les doigts de Veneris s’agrippent au torse de Bage, elle
plante ses ongles dans sa chair tendre, la chevauchée prend des allures
sauvages et déjà le trot laisse la place au galop…
Sous cette folle cavalcade, la poitrine de la belle prouve
à quel point le rythme est fou alors Bage de ses mains les emprisonnent
provoquant un cri de plaisir à sa cavalière.
La gourmande en veux plus, à nouveau ses lèvres cherchent
la chaleur de celle de sa monture, les langues s’enroulent et se déroulent, la
coquine lui mordille les lèvres pour étouffer ses cris naissants.
Le repas divin s’est transformé en ballade diabolique et
la belle n’est pas sur le point de prendre des raccourcis pour cette course des
corps unis….Non!…Au contraire faire perdurer ce moment repousser au plus loin
le moment fatidique du point d’arrivée à la source de jouissance…
Cette petite, magnifique comme tout, était vraiment
trop jeune... Pourtant ses longs cils blonds la ravissaient, sa bouche en coeur
la chamboulait, et lorsqu'elle l'entendit parler de la mort de ses employées,
elle partit dans un grand rire.
Main sur sa poitrine, une autre devant ses lèvres, elle ne
pouvait s'empêcher de rire.
Les émotions de cette dernière journée avaient été bien
forte, même pour elle, il lui fallait qu'elle se détente et ce brin de soleil
tombait à pic! Vendre son corps? Oui, mais pas à la recherche! Elle
n'appréciait pas les fous qui parlaient médecine et qui cherchaient des
cadavres pour ouvrir leurs entrailles. Lolite était une femme avec les pieds
sur terre, et savait pertinemment, comme tous, que pour guérir, rien ne valait
onguents et une bonne saignée!
Alors qu'elle vende ses filles!
Elle rit de plus belle, les yeux pleurant, le souffle
court, le coeur dansant, et rit et rit sans ne plus pouvoir s'arrêter. Mal de
tête qui revient, mais ne l'arrête pas...
Finalement après de longues minutes et un mal au crâne
dévorant, elle se calma un peu, attrapa un fruit qu'elle avait apporté pour
achever de reprendre ses esprits.
Enfonçant ses ongles dans la peau tendre d'une orange,
elle la déshabilla lentement, devant les yeux de la douceur.
Que sais tu des choses de la vie. Chérie?
Que font un homme et une femme mariés lorsqu'ils vont se
coucher le soir?
En premier lieu, l'homme entreprend ce que je fais de ce
fruit, il la déshabille.
Puis, il se laisse envahir par son odeur, sucrée, forte et
enivrante. Et il l'embrasse...
Elle découpe un
quartier qu'elle porte à ses lèvres, mord dedans, savoure son jus, comme elle
aimerait le faire avec sa belle fleur restée à l'étage.
Comprends tu ce que je veux dire douceur? Il ne mange pas sa
femme, il l'aime tout simplement...
Elle la
regarda tendrement... Si jeune. Certes une affaire pour son bordel, mais déjà
que Lolite et son domaine n'était pas forcément apprécié de tous, si en plus
elle engageait de si charmante bergère...
Elle sourit.
De toute façon mignonne, tu me sembles
un peu trop jeune pour travailler avec mes autres filles, je ne voudrais que tu
découvres ces choses là dans ce genre de lieux, non que nous ne soyons pas
qualifiées pour...
Elle se lève,
attrape sa main, y dépose un léger baiser dessus.
Repasse me voir quand tu auras compris tout cela, et vécu un
peu plus, je m'occuperais personnellement de ton cas. Je te laisse te détendre
pour ce soir, il reste de la poularde dans la cuisine, des fruits, du pain et
du lait. Sers toi et trouve toi une chambre libre pour dormir si tu le désires.
Je monte à l'étage voir ce que font mes convives...
Elle attrapa
sa robe, et se dirigea dans les escaliers. Prendre quelques affaires et prendre
les routes...
Les routes...
Tellement longtemps qu'elle n'avait pas traversée le
royaume! Mais avant toute chose, voir sa fleur qu'elle avait délaissée, et la
couvrir de douces caresses....
26 mars 2008
voluptatès : suite
bon à la demande d'un ami.
Moments intenses que la découverte d'un corps. la
glace avait fondu, elle était à sa merci. Il devenait maitre du jeu qu'elle
voulait mener.
Ils n'avaient à peine entendu que dans l'entrée quelqu'un
venait d'arriver; Trop prit dans leurs jeux, dans le repas sensuel qu'elle lui
avait annoncé.
Tout juste un IL Y A QUELQU’UN ?????!!!!! JE SUIS LA
!!!!!!
Trop bien pour aller voir, moments trop agréable pour les
faire cesser pour une fille qui n’en valait peut être pas la peine d'ailleurs,
au pire elle attendrait...
Ses lèvres remontèrent pour aller chercher les siennes, sa
langue se fit chercheuse et trouva sa jumelle qu'elle emporta dans un
tourbillon gourmant.
Le dernier amuse bouche avant le plat principal. Ses mains
fermement virent se placer de chaque coté de son corps et la firent se plaquer
contre lui. Elles se glissèrent en suite une sur ses reins l'autre au milieu de
son dos et la fit dans un mouvement coordonné rouler sur lui.
Il lui offrait l'avantage, il lui tenait le plat de
résistance qu'allait-elle en faire? le prendre ou le laisser pour prolonger le
hors d'oeuvre ? Alla gouter son cou offert , s'y attarda longuement. Venesis
toute entiere semblait prête à assouvrir le moindre de ses désirs.
Il lui susurra à l'oreille Il ne faudrait pas que le
plat refroidisse....servez donc Beauté....
Lolite
se leva, sans mot dire, se dirigea dans la cuisine, coupa un peu de poularde
restante, vestige d’une nuit affolante et frustratrice à souhait, déposa sur
une assiette la viande, un bon morceau de pain, quelques fruits, prit dans sa
main libre une cruche d’eau et un verre, et alla rejoindre la belle blonde.
Sans un regard pour elle, elle lui servit un verre d’eau
fraîche, et lui tendit l’assiette, reprenant place à ses côtés.
Si vous préferez du vin, ou autre alcool, n'hésitez pas...
Elle la détailla,
si belle, si tendre, un morceau de chair fondant sur la langue… Tout comme un
prince peu de temps auparavant, elle en ferait bien son repas. Surtout qu’elle
avait les cuisses encore tremblantes d’un baiser arraché.
Que voulait cette jeune fille ? Visiblement de quoi se
nourrir mais à part cela ? Elle frissonna, imaginant l'éducation d'une jeune
femme comme elle sous les mains expertes de Lolite. Ou peut être que ce petit
bijoux avait déjà toutes les cartes en main pour satisfaire la brune...
Dans les deux cas, elle serait ravit.
La brune lui sourit, rassurante, une main qu’elle dépose
sur son genoux.
Je suis Lolite, propriétaire du Voluptatès.
Elle se leva,
se dirigea vers les escaliers, écoutant les bruits provenant de l’étage, plus
beaucoup de soupires, très peu de bruits.
Fin de jeux pour ses convives ? Sommeil pour tous ? Ou
simplement avaient-ils tous désertés les lieux...
Bagerand… Où était-il ?
Elle serait bien allée vérifier, mais elle avait une
délicieuse mousse de fruits sur son canapé, appétissante à souhait qui
visiblement avait besoin d’elle.
Que puis-je faire pour vous, damoiselle….. ?
Se rasseoir à
ses côtés, ne pas effrayer la jeune beauté à ses côtés, ne pas non plus lui
montrer que sa bouche attire les lèvres de Lolite.
Attendre patiemment, et l’écouter….
La jolie dame se leva, se dirigea vers une autre
pièce et revint quelques instants plus tard chargée de mets qui semblaient plus
que succulents.
Silue n’avait put s’empêcher de la suivre du regard, comme
hypnotisée par sa gracieuse démarche.
Quand ils se furent posés sur ce que l’inconnue tenait
entre ses mains, les yeux de la petite blonde s’illuminèrent. Elle n’en
demandait pas tant. Son petit estomac se serait contenté d’un peu de pain, mais
elle n’allait certainement pas se plaindre.
Si vous préferez du vin, ou autre alcool, n'hésitez pas...
Elle leva des
yeux remplis de larmes vers la belle brune qui lui servait à boire mais
celle-ci ne la regardait pas.
« Merci beaucoup madame vous êtes très généreuse ! Mais
je vous rembourserez, soyez en sure !! »
Elle ne tarda
plus à se jeter sur l’assiette bien garnie.
Elle prit la viande à pleine main et commença à croquer
dedans s’en mettant partout sur le visage. La faim l’avait tellement tiraillée
qu’elle en oubliait tout ce que son papa lui avait appris.
Une bouchée de viande, une bouchée de pain, une gorgée
d’eau, une bouchée de viande…
C’était d’un délice, bien meilleur que tout ce qu’elle
avait pu manger quand elle gardait les moutons avec son père.
Je suis Lolite, propriétaire du Voluptatès. Que puis-je faire
pour vous, damoiselle….. ?
La petite
releva à nouveau la tête, un morceau de viande collé sur sa joue rose. Manger
l’avait totalement revigorée.
« Ah oui j’oubliais !! Enchantée Dame Lolite !! Moi
c’est Silue et je viens pour travailler ! »
Elle prit un
des fruits que lui avait servi la propriétaire des lieux et croqua dedans à
pleine dent.
« Par contre euh… on m’a dit qu’il y avait beaucoup de
travail ici… mais euh enfin, le monsieur il n’a pas voulu dire ce que j’allais
devoir faire. Il rigolait trop pour ça je pense. Je crois que je devais avoir
une trace sur le nez parce qu’il me regardait bizarrement. »
La jeune fille
sourit et se leva d’un bond.
« Mais je suis très courageuse et rien ne me fait peur.
Quelque soit le travail je l’accepte !! Et s’il faut garder des moutons c’est
encore mieux, je sais exactement ce qu’il faut faire ! »
Elle ne fit pas
tout de suite attention, mais dans sa précipitation à se lever, elle avait
renversé la cruche d’eau sur Lolite, lui trempant complètement sa jolie robe.
« Ah !!!!! Je suis désolée Madame, vraiment désolé !!!
»
Elle s’empressa
de sortir un grand tissu blanc d’une de ses poches.
« Je vais vous éponger ça tout de suite !! »
La
brune écouta la blonde avec attention, perplexe de voir ainsi brebis égarée
dans un lieu de ce genre.
Non que cela lui déplaise, bien au contraire, de chatte
elle passerait à louve...
En l'instant elle aurait aimé remercier le vieil homme
dont elle faisait allusion, surtout quand la belle Silue renversa son verre sur
elle et commença à l'essuyer.
Douces et délicates mains se pressant sur son ventre et sa
poitrine, tamponnant légèrement l'eau qui avait inondé sa robe...
Délicieuses caresses effleurèrent l'esprit de la catin,
qui troublée, observa la belle faire sans émettre la moindre plainte.
Pensez vous, une beauté pareille, tout soin pour vous,
oseriez vous lui dire quoi que ce soit?
Si vous oui, la belle non, et ravit se laissa faire.
Elle fini par lui prendre les mains, les porta à ses
lèvres, léger baiser qu'elle dépose dessus avant de les lui rendre.
Silue, je peux vous appeler Silue?
Sans même
attendre la réponse, elle enchaîna:
Vous m'avez l'air d'être une brave fille, et je ne doute pas
que vous puissiez travailler ici...
Elle repensa,
troublée aux mains qui la frôlent, toussa un peu, et la voix enrouée reprit:
Je suis Lolite, propriétaire du Voluptatès, bordel de
Narbonne.
Douceur, ici l'on vend son corps, ses lèvres et ses
caresses...
Elle
l'observa attentivement, et poursuivit:
Comprenez vous de ce dont je parle ? Si vous travaillez ici,
vous deviendrez comme nous toutes filles de joie, apportant sur notre passage
douceur et volupté, du moins dans cet établissement.
Mes filles sont toutes logées et nourries, elles choisissent
leurs clients, sont libres de refuser quiconque…
Elle lui aurait
bien proposé une place, mais la pauvre biche paraissait perdue. Lolite jeta un
regard vers les escaliers, elle rêvait d'un bon bain chaud, de retrouver les
bras de Bagerand, et de prendre la route... Pour l'heure il fallait qu'elle
s'occupe de Silue, savoir si elle allait compter sur une nouvelle fille...
27 janvier 2008
Voluptatès : suite
Les
mains de l'homme laissaient des traces glacées sur son corps... rien à voir
avec l'envie qu'elle sentait poindre des mains qui l'avaient caressée
auparavant...
Danser avec la mort?..... Il semblait à Fleur que cette
danse là vaudrait toutes les autres... Lassitude......
-Danser avec la
faucheuse?! Serait-elle de vos amies pour que vous la proposiez si...
impunément?? Je l'ai croisée souvent mais jamais elle n'a daigné succomber à
mes charmes.... Mais peut-être
qu'entamé avec vous, Messire, le pas de danse la séduirait?...
Fleur ne
quittait pas le regard froid et dur de l'homme... Lolite était absente,
indifférente et rien ne la retenait plus en cet endoit ni en aucun autre...
alors pourquoi pas un ultime pas de deux... pas de trois...
-Je serai la
meilleure danseuse que vous n'ayez jamais eue... pour peu que vous donniez le
ton de votre danse macabre.
Un frisson
parcouru son corps, qui n'avait rien du désir... L'homme ressemblait à un
archange, le teint blafard, les lèvres rougies de son sang à elle... un signe
auquel elle ne pouvait échapper... auquel elle n'avait en fait aucune envie
d'échapper...
La belle blonde dormait, un joli sourire se
dessinait sur son visage. L’atmosphère était propice aux rêves les plus
délicieux.
Les parfums se mélangeant à la douceur du feu de la
cheminée lui contaient des histoires. Histoires de pays lointains où les hommes
voyaient tous leurs rêves exaucés, des rêves de vies meilleurs bien sur. Des
fruits délicieux à volonté, des petits moutons, les mêmes qu’elles avaient
autrefois et qu’elle chérissait tant.
Elle courait dans une prairie, l’herbe lui caressant pieds
et chevilles. Cette herbe pourtant encore mouillée de la rosée du matin était
chaude, si chaude…
Elle serait restée dans ce pays des heures, des jours, une
éternité… Mais un frisson partant de son mollet la parcourue.
Elle ouvrit péniblement un œil puis les deux, tout était
si flou, où était elle ?
Elle se redressa, frotta ses yeux pleins de sommeils et
mis quelques secondes avant de se souvenir où elle était.
Elle écarta alors ses longs cheveux blonds qui lui
couvraient le visage et vit quelqu’un…
Elle était belle, les yeux et les cheveux noirs, d’un noir
intense et brillant, un noir de jais. Le teint hâlé et une gracieuse silhouette
aux formes généreuses. La jeune femme la regardait, elle n’avait cessé ses
douces caresses. Silue la dévisageait, elle n’avait jamais vu de femme si
belle, elle en était presque troublée.
Puis elle se ressaisit.
C’est vous le chef ici ?? Parce qu’il faut que je parle
au chef c’est très urgent !!
Elle baissa les
yeux, contempla le sol quelque instants, releva la tête et reprit.
euh… pis j’ai un peu faim aussi, j’peux avoir un ptit
bout de pain s’vous plait ?
La jeune fille
avait beaucoup voyagé, et elle s’était retrouvée à Narbonne sans le sou… Son
ventre commençait à lui rappeler qu’il était nécessaire de manger, pour être en
bonne santé comme le lui disait souvent son papa.
Je vous l’rendrai, faut pas vous inquiéter, c’est comme
qui dirait, un emprunt, vous voyez hein ? Hein ?
Elle s’étira à
nouveau et bailla, bouche grande ouverte. Elle se sentait bien ici, si le
monsieur dehors avait raison elle pourrait certainement rester. Elle était si
contente !! Tout irait bien maintenant elle en était sure… enfin elle
l’espérait très fort.
Une
avalanche de sensation toute plus intense les unes que les autres. Veneris
était ensevelie dans cette tempête de baisers et de caresses audacieuses.
L’esprit ne pensait plus, l’étrangère ne savait plus où elle se trouvait, ses
sens et instincts primaires avaient prit le dessus. L’exploration commencé,
s’aventurer plus profond insatiable, vouloir trouver le point suprême, le lieu
ultime où le corps emporté par la fièvre jouissante vous fait atteindre les
étoiles. Devenir Dieu le temps d’un rêve, frôler des doigts la chaleur du
soleil, briller avec les étoiles…Vénéris était devenue trésor et Bagerand la
possédait toujours avide d’en connaître les moindres secrets. La belle comptait
bien lui faire découvrir la grandeur de ce joyau. Le corps se cambrant sous
l’impact des doigts chauds cheminant au gré de ces soupires dans son antre. Se
mordre pour ne point hurler et gacher la mélodie douce des respirations
saccadées…Juste se bercer des soupires interdits.
Sa voix un peu rauque par les murmures de plaisir mais aux
notes sensuelle Veneris lui susurra :
Encore quelques hors d’œuvre ? …Où souhaitez vous
passer au plat de résistance ?...
La belle
elle-même ne savait plus exactement ce qu’elle voulait. Bestialement elle
aurait voulu qu’il la prenne ainsi, que leur deux corps s’assemble pour former
une harmonie parfaite. Et il y avait encore tant à découvrir, tant d’amuse bouche
à savourer encore…Elle ne savait plus penser, elle n’était alors que la carte
maitresse en ses mains, il n’avait qu’à ordonner pour qu’elle exécute. Elle
n’avait plus le contrôle sur ce repas improvisé…
07 janvier 2008
vouluptatès : suite
Et il
se pourrait bien que je vous l’octroie, cette compensation que vous pensez être
en droit de réclamer.
Peut être même au centuple de ce que vous jugeriez un
juste dédommagement.
J’estimerai de cela le moment venu.
Sourire
carnassier derrière le masque ciselé d’ivoire et d’os où elle a cru bon de
déposer un baiser.
Le geste l’a surpris il est vrai. Après tant de brûlantes
offrandes, la fraîcheur légère d’un effleurement demeure une promesse
silencieuse qu’il tiendra peut être.
J’ai moi aussi un présent pour vous Lolite.
Avec révérence il
dépose la précieuse bouteille dans sa besace de cuir noir avec à peine plus de
soins qu’il n’emploierait en maniant une femme, en ressort une bourse
assortie, fermée par un lien très serré.
Un assortiment d’épices...
Une seule pincée ajoutée dans une coupe de vin et la
vigueur de votre partenaire en sera fortement décuplée, comme sa fantaisie. Il dépose ce mélange
maison au creux de sa main.
Une vieille science qu’il pratique, les arcanes d’un art
secret, les plantes et aromates, il est surprenant de penser qu’on en tire à
volonté, poison violent ou aphrodisiaque tout autant foudroyant.
Non pas qu’un homme puisse manquer de verdeur entre vos
cuisses mais l’effet en est véritablement puissant. Essayez le ... mais
choisissez bien votre partenaire.
Ceci... Asmodée glisse un deuxième objet dans sa
main, qu’il referme, vous permettra de l’utiliser en toute
discrétion.
Faisant claquer sa bure, l’étoffe lourde et noire l’enlace d’un sombre halo,
reste la pâleur du masque et des yeux qui le percent, il s’apprête à ajouter
quelques mots, se ravise et fait le dernier pas, celui qui manque.
Son baiser n’a rien de doux ni de galant.
Son baiser est une meurtrissure brutale, un acte de
possession absolue.
Tout ce qu’il aurait pu faire est contenu dans sa bouche,
sous ses dents et sa langue, jusqu’à sa salive et son souffle, lubrique.
Elle voudrait s’en délivrer qu’elle ne le pourrait pas.
L’instant est d’une sensualité douloureuse, un condensé à
lui seul des plus folles débauches.
Et quand enfin il s’en détache, Lolite réprime à peine un
tremblement nerveux.
Un acompte, dirons nous.
Asmodée s’incline
légèrement, dans un simulacre d’élégance policée digne du Prince, la bête fauve
habilement dissimulée, tenue en laisse pour un temps.
Il passe la porte à nouveau, quelques heures après l’avoir
franchie. Le corps traversé d’élans farouches qu’il faudra assouvir.
Plus tard...
Le galop de sa diabolique monture résonne un temps ...
puis l’aube noie tout dans un bleu tenace.
Coucou la compagnie !!!!!!!
La blondinette
fit une entrée fracassante, elle pénétra à toute vitesse dans le grand hall
laissant les portes d’entrées grandes ouvertes.
Un vent froid profita de cette occasion pour s’engouffrer
dans la grande maison.
La jouvencelle sautilla sur place un large sourire aux
lèvres. Sa tête fit de grandes rotations pour explorer les alentours.
Elle semblait ravie d’être ici.
Il faisait si chaud, il y avait des coussins partout, des
miroirs, de jolies peintures et de très belles fleurs.
Silue en était sure, elle voulait vivre ici.
Elle chercha s’il elle voyait
quelqu’un, mais personne dans le hall. Pourtant elle entendait bien des bruits.
Beaucoup de bruit. Des bruits qu’elle ne connaissait pas. Des animaux peut
être.
Silue aimait les animaux.
Il y a quelqu’un ???
Personne ne
répondit.
Elle fit la moue, croisa les bras et tapa du pied à terre.
Le monsieur dehors lui avait pourtant dit qu’il y avait plein de monde gentil
dedans.
IL Y A QUELQU’UN ?????!!!!! JE SUIS LA !!!!!!
Toujours personne.
Roh !!! Vous êtes pas drôle d’abord… le monsieur il m’a
dit qu’il y aurait quelqu’un pour m’accueillir !!! Et j’ai faim moi !!!
*mine boudeuse*
M’en fiches, j’attendrais jusqu’à ce qu’on vienne me
dire bonjour hihihi !!!
La jeune fille
s’installa sur un gros coussin rose et patienta. Cinq secondes plus tard,
frigorifiée, elle se leva pour fermer la porte qui était toujours ouverte, puis
se réinstalla.
La pièce sentait bon le Lys, le feu de la cheminée
réchauffa rapidement les lieux et une douce tiédeur enveloppa la petite
blonde. Des murmures venant des étages vinrent lui titiller les oreilles, et
tels de douces mélodies commencèrent à la bercer.
Seule, dans la cuisine, elle contemple songeuse les
présents offerts. Un goût sucré-amer en son âme...
Cette soirée, ce repas.
Une merveille d'enchantement gustative, sensations
nouvelles et un homme incroyable...
Parti, déjà...
Soupire et frustration, un regard qu'elle pose sur les
débris de verre, anneau qu'elle enfile machinalement à son doigt, et qu'elle
caresse comme si il avait toujours été là.
Et ses lèvres encore brûlante d'un baiser arraché.
Un acompte. Sans nul doute viendrait-elle réclamer la
suite. Mais l'heure n'était pas à ça, l'heure était de se reprendre et de
ranger tout ce foutoir.
Elle se dirige dans le salon, débarrasse la table, jette
l'assiette fendue, les verres détruits, la bouteille vide. Attrape la semi
pleine, la porte à ses lèvres et avale quelques gorgées à même le goulot.
Grimace tandis qu'un mal de tête se fait sentir.
Elle ferme les yeux, essayes de calmer les douleurs en
respirant calmement...
S'assied à même le sol, la bouteille toujours à la main,
l'autre qu'elle porte à son front qu'elle masse doucement.
Une goulée de plus.
Petit coup au coeur. Pincement qui l'empêche de respirer.
Poignard qui s'enfonce dans les tremblements hésitants de son organe.
Une goulée de plus.
Et respiration qui se fait saccadée. Elle se tord sous le
coup, première fois qu'elle a si mal...
Une goulée de plus.
Secondes qui filent, minutes qui s'achèvent, et douleur
qui cesse enfin, tandis qu'elle se relève péniblement, se tenant à la table,
bouteille laissée au sol.
La ramasse, fini de la vider, et de tout ranger.
Récupère le cadeau de Sieur la Gourmandise, fait tourner
l'anneau entre ses doigts et quitte la pièce.
Elle aperçoit alors dans le salon une jeune blonde
assoupie, s'assied non loin d'elle et l'observe. Belle, fraîcheur à ses joues,
à ses cuisses visibles que montre sa jupe relevée. Lolite sourit. Que venait
faire ce petit bijou dans son antre? Cherchait-elle juste un endroit pour
dormir? Il ne manquait pourtant pas d'auberges dans le coin... Un peu de
plaisir à s'offrir ou à donner...
Curieuse, la brune s'approcha, une main qu'elle pose sur
son mollet qu'elle caresse doucement:
Douceur... On se réveille...
27 décembre 2007
voluptatès : suite
A l'étage
Voila la femme
qui se lève soudainement, nullement dérangée par son intrusion. Elle semble
même vouloir en jouer... Il esquisse un sourire malicieux la voyant se mordre
la lèvre jusqu’au sang. Passant ses doigts pour nettoyer le fluide vitale qui
se trouvait sur ses lèvres et le déposer sur les siennes d’un geste sensuel.
Passant langoureusement sa langue pour goûter à son sang. Se délectant de ce
goût si particulier et qu’il affectionnait tant. Ses yeux de charbon
étincellent contemplant la belle dans son plus simple appareil se tenant devant
lui. Elle semblait courageuse, peut être inconsciente même, ne sachant qui il
était, ni pourquoi… Profitant de cette situation pour se rapprocher d’avantage
d’elle, ne pas la blesser, telle était les conditions.
Il l’avait enfin devant lui, après tant de peine à
retrouver sa trace, il tenait la cible devant lui. Tout ce temps à la recherche
de cette rousse qui se faisait nommer Fleur de Lune. Son employeur sera
enchanté de pouvoir lui faire subir les pires sévices pour assouvir sa
vengeance.
Tous les jeux interdits ? Tu prends des risques ma belle,
je ne suis pas du genre doux et délicat…
Il s’approche
lentement de la tentatrice, tel un prédateur, son regard dans le sien, ces yeux
étincellent d’un désir certain pour lui, teintés de méfiance… Sa main passe
doucement sur sa joue, descendant sur son cou gracieux. Se refermant avec
fermeté, son regard sombre contemple sa réaction à cette étreinte forcée, la
plaquant violement contre le mur de la chambre, un sourire mystérieux aux
lèvres, ses yeux ne la quittant pas l’espace d’un instant. L’homme quand à lui,
reste silencieux, en retrait, observant la scène…
Lazard se rapproche de l’oreille de la Fleur pour lui
susurrer des mots qu’elle seule pouvait entendre. Prenant sa voix suave et
charmante, loin de ses sarcasmes acides habituels. Ne dévoilant rien sur
lui-même, ni sur ses intentions à son égard.
Je suis peut être
un démon, seras tu prêtes à danser avec la faucheuse elle-même, petite Fleur ?
Ta…dernière danse…
L’étreinte de sa
main se relâche doucement, les ténèbres se reposant sur ce regard emplit d’un
désir insatiable. En finir rapidement et ne pas la blesser. Attendre le moment
propice et sans hurlement, ni blessure. Il fallait jouer avec elle encore un
moment, ne rien laisser paraître, une ombre, rien de plus. De passage dans un
bordel, rien de suspicieux à cela. Il aurait sûrement besoin de Letho pour la
sortir d’ici ensuite, passer la porte d’entrée avec une femme évanouie dans les
bras serait suspect, surtout si les autres personnes se trouvent encore au rez
de chaussé.
Sa main caresse sa peau délicate passant sur ses épaules,
ses lèvres s’approchant des siennes sans les toucher, faire naître le désir en
elle d’impatience, sans pour autant la laisser prendre le dessus. Ne pas se
laisser aller pour de nombreuses raisons. Son corps et son coeur
n’appartenaient qu’à une seule femme. Garder l’esprit serein et le plus clair
possible, sans lui laisser un goût amer de défaite concernant ses charmes.
Juste, effleurer son corps du bout de ses doigts parcourant son corps de femme
bouillonnant de passion charnel. Attendant le moment opportun pour agir…
A
l'etage
Une intrusion...
un homme est entré et s'est immicé dans la pénombre de la pièce le regard
froid, Letho ne le distingue pas encore. Fleur se retourne et le regarde
presque pas impressionnée par l'inconnu devant elle semblant meme le défier.
Letho ne pouvait voir l'expression sur le visage de la
fleur, celle ci lui tournant le dos, toujours assis sur le bord de lit, il regardait
la scène. Elle s'était approchée de lui pour dessiner de ses doigts sur les
lèvres de l'homme.
Lorsqu'il s'approche d'elle tel un prédateur sur sa proie
pour lui serrer le cou fermement et la plaquer contre un des murs de la pièce, Letho
peut reconnaitre la silouhette qui s'approche... Lazard... rien qu'à sa
préstence il l'aurait reconnu.
Le moment enfin attendu arrivait.. enfin un des membres du
clan l'avait rejoint et non des moindres, le chef en personne... Letho ne
savait pas s'il devait montrer à Fleur qu'il le connaissait ou non.
Tandis qu'il effleurait son corps du bout de ses doigts,
letho se leva et se rapprocha d'eux lentement sans rien perdre de la scène,
pret à intervenir s'il le fallait, surveillant le moindre signe de la part de
Lazard à son encontre.
Bagerand
envahit par les mains expertes de la belle, se laisse aller, la laisse le
dominer et boire jusqu’à la lie. Ses ongles le labourant sont autant de
frissons l’invitant à en vouloir encore plus. Il l’attire à lui la maintenant
pas la nuque et lui prend les lèvres sans ménagement. Un baiser d’affamé, un
baiser brutal pendant que de sa main libre il part à l’aventure de ce corps
offert, parcourant chaque parcelles de cette beauté neigeuse, découvrant un
mont et laissant ses doigts s’attarder à son sommet, en faire l’exploration,
tâtant la fermeté de ce pic. Faire fondre la glace
Le plaisir de la découverte d’un lieu inconnu, lorsque
seul les yeux ne suffisent plus, lorsque le touché se doit, pour être certain
que le regard ne trompe pas. Il était grand temps à Bagerand de le découvrir ,
de se délecter, de prendre le dessus. Il la fit rouler pour mieux la dominer
quitta ses lèvres pour aller à la découverte de son cou, de sa gorge. Avidement
ses lèvres rencontrèrent le mont que sa main avait laissée pour parcourir ses
hanches. Elles virent happer le sommet et s’y attardèrent longuement.
Lorsque l’exploration mène aux recoins les plus cachés,
lorsque les doigts chauffés par l’endroit découvrent le joyau bien enfui. S’y
attarder, chercher encore, y trouver une impasse, s’y aventurer. Véneris s’en
mordait les lèvres…..
