le monde d'elfarranne

bienvenue dans mon monde, ce que j'aime, ce qui me passionne. date de création de ce blog : 09/07/2007

04 novembre 2008

voluptatès : suite

Les pas de Rhianna l’avaient conduit devant chez Lolite. Elle hésitait. Que faire ? Puis elle se souvint que Lolite aimait aussi bien les femmes que les hommes. Pourquoi ne pas trouver un peu de réconfort de tendresse dans les bras d’une femme. Qui pouvait mieux comprendre qu’une autre femme et puis Lolite pourrait lui apprendre à protéger son cœur et à se venger des hommes, puisque le seul que son corps, son cœur, son âme voulait un jeune homme aux longs cheveux bruns et au visage d’ange ne voulait pas d’elle. Elle s’était promis pourtant de ne plus souffrir, mais son cœur en avait décidé autrement. La main sur la poignée elle prit une profonde inspiration et entra.
Apercevant Lolite encore dans les escaliers elle lui dit.
 
Bonjour Dame lolite, accepteriez vous de me prendre sous votre aile et de m’enseigner tout votre art. Je veux me venger d’un homme, d’un homme qui m’a repoussée. Apprenez-moi à ne plus aimer avec mon cœur.
Désemparée au bord des larmes, elle regardait Lolite n’ayant qu’une envie se réfugier dans ses bras et se faire câliner. Elle attendit une réponse.

Envie de tout quitter.
Plus rien.
Plus d'envies.
Plus rien.
Et mal de tête qui persiste.
Vestiges de souvenirs, le temps d'un soir...
Penser à un dernier voyage...
Voir s'avancer une rouquine... Vengeance? Leçons? Et voir fuir un homme, qu'elle n'aura pas su retenir...
Deception et doutes.
Que fait-elle? Quitte-t-elle tout ça? Part-elle en voyage? Oui.
Elle observe la rouquine, la détaille attentivement.

Il y'a un bordel dans la ville voisine.
A lodève.
Peut être y trouverez vous votre compte.
Je prends des vacances.
 
Monter à l'étage, s'allonger
 un peu, le temps des larmes qui coulent de déceptions, de douleur persistante. Mal de tête qui ne la quitte plus. Et pas un client chez elle.
Ainsi, le temps à passé...
Lolite n'était-elle plus femme désirable? N'y avait-il plus rien à faire? Se rasseoir, se lever et s'observer dans le miroir. Si, elle était belle. Toujours et à jamais. Mais tenir un bordel ici...
Les temps changent, les hommes changent, rien n'est plus comme avant. Le temps où ils accouraient tous pour se faire offrir la moindre caresse, où trouver putain au coin de rue paraissait normal. Plus rien n'est normal. Tout change...
Rassembler ses affaires, songer à sa Fleur, elle aurait besoin de lui dire au revoir...
Prendre une feuille, tremper la plume et y laisser un mot:
Fleur ma douce,
Je pars pour Paris.
J'espère t'y voir. Vite.
Tu me manques.
Bagerand....
Je ne peux rester ici. Pardonne moi, la douleur est forte en moi, il faut que je me repose. Si tu veux venir, je serais là jusqu'à demain soir. Et ensuite je quitterais la ville.
Je t'embrasse...
 
Faire le tour des chambres. N'y voir plus personne. Pincement à la gorge. Coup au coeur, et larmes qui roulent et coulent et tombent de ses paupières tremblantes. Fermer les volets, clore tout ça... Et sortir, les sacs à son bras. Fermer la porte.
Puis la rouvrir et entrer en trombe.
Prendre de quoi laisser un mot:
Voluptatès fermé.
Je pars.
Si vous voulez le reprendre, je vous le laisse. Prenez en soin, il le mérite.
Soupirer, accrocher le mot à la porte, fermer à nouveau.
Et partir sans se retourner...

Des jours avaient passé, Bagerand fut des plus surpris en voyant l'affiche sur la porte du Voluptatès.

Voluptatès fermé.
Volets clos ..... étrange sensation ...
Un silence ... inhabituel avait prit place en ces lieux ... Plus personne ..
Il entra .... gravit quatre à quatre les escaliers qui menaient à l'étage
Se dirigea vers la chambre de Lolite....
Lire le mot laissé ... trop tard...
Comprendre la déception trop grande de la Belle de nuit. ... Les villageois trop puritains pour oser venir prendre du bon temps en compagnie agréable, villageois pourtant curieux de savoir ce qu'il s'était passé en ce lieu, à en voir les traces de doigts qu'ils laissaient sur les vitres de fenêtres.
Partir à son tour ...Quitter cette ville dormante, cette ville où rien ne se passe, cette ville d'un autre temps. Reprendre la route... La retrouver peut-être ou reprendre ce que fut sa vie avant sa rencontre. A cela Bagerand en pouvait savoir. Seul l'avenir le dirait.
Froisser le parchemin laissé par Elle... pour lui
Sortir de cette chambre ... redescendre les escaliers et sortir.
Quitter cette maison trop close et cette ville trop coincée pour ne plus jamais y revenir.
A l'heure où tous ces bourgeois dormaient encore, à l'heure où nombre d'entre eux fantasment sur une femme, plus désirable que la leur, Bagerang passait le pont levis en direction de l'aventure, heureux, lui d'avoir connu les douceurs de Lolite.

FIN

 

 



 

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28 octobre 2008

Volupatatès : la suite

La belle de nuit ne mis pas longtemps pour arriver à son appel. Elle commençait à descendre les marches, lentement, aguichante comme il se doit. Castel la regardait arriver sans pour autant la voir réellement. Trop de perturbation en lui pour même se rendre compte de ce qu’il faisait. Chasser le poids qu’il avait sur le cœur, oublier autrement que par l’alcool, puisque même ivre il n’y parvenait pas.
La porte s’ouvrit de nouveau alors que Lolite arrivait au bas des marches.
 
Oui Castel ?
Une voix. Son nom.
Cast…
Il se retourna brusquement à son appel, reconnaissant la voix de Crum. Non pas qu’il était étonné de son arrivée, le seul mot prononcé suffisait pour comprendre le pourquoi de sa
 présence ici. Il la regarda avec dans les yeux une grande colère. Il ne voyait pas la peine qu’elle avait de le voir ainsi et encore moins l’aide qu’elle voulait tant lui apporter. 
Que viens-tu faire ici ! lui dit-il sévèrement la regardant de la tête aux pieds. Voyant la flasque qu’elle avait en main, il la lui pris sans ménagement en ajoutant
Trop aimable à toi crum !! de penser à mon gosier ! maintenant ... laisses moi !
Puis, lui affichant un sourire vicieux, glissant la fiole dans sa poche pour le moment
A moins que tu ne veuilles prendre sa place ….
Ajouta t-il en montrant de la tête Lolite. Ses paroles étaient dures. Ses mots dépassaient sa pensée. Comment auraient-il pu en être autrement ? Crum comprendrait-elle qu’il n’était plus lui même ? Il avait cru à un amour sans failles, à une éternité de douceur et ce qu’il pensait être une réalité n’avait été qu’un rêve qui maintenant c’était transformé en cauchemar.


Son regard passait de ses yeux à ses mains, puis vers la belle de nuit.
bonsoir charmante Lolite, pardon pour cette intrusion, je...
elle laissa un blanc.
Que viens-tu faire ici !Trop aimable à toi crum !! de penser à mon gosier ! maintenant ... laisses moi !
A moins que tu ne veuilles prendre sa place ….
 
à l'entendre, elle aurait voulu partir en courant, rejoindre Sara qui attendait dehors, mais elle n'en fit rien, un soupçon de colère remonta jusqu'à sa poitrine.
Exactement Cast!! Je pense à ton gosier, à te regarder ce soir je ne te trouve pas encore assez imbibé pour faire ce que tu comptais faire, trop de pensées encore risque de te perturber au moment propice, tu devrais boire encore pour te donner du courage, puis se tournant vers Lolite, excuses moi Lolite, ça n'est pas pour toi que je dis ça tu sais bien, ses yeux revinrent à nouveau vers Cast.
tu t'entend parler, prendre sa place, je n'ai pas besoin de toi pour ça, si je cherche à travailler avec les belles, je n'ai qu'à leur demander, et ton frère, tu y penses s'il t'entendait! nous ne sommes pas assez malheureux toi et moi, une petite couche en plus, ça te dis???
tu ne me fais même pas pitié mon pauvre Cast, que voudrais tu que je fasse avec un homme qui pue l'alccol à plein nez, qui ne serait même pas capable de garnd chose je pense! elle décocha un sourire rempli de dégout
.
 
Fais donc comme tu l'entends Cast, je reste un moment sur le pas de la porte, si tu me laisse faire je te conduirai à la maison, te serrerai fort dans mes bras comme je l'ai déjà fait mainte fois, si tu préfères te faire violence avec toi même, fais le, et regrettes le bien ensuite, pauvre Lolite, des hommes comme toi doivent l'écoeurer.
elle soutint son regard un moment, ne laissant paraitre sa peine, et se dirigea vers la porte, main sur la poignée elle attendit un moment.


Les paroles de Crum résonnèrent dans sa tête.

...Je pense à ton gosier, à te regarder ce soir je ne te trouve pas encore assez imbibé pour faire ce que tu comptais faire, trop de pensées encore risque de te perturber.....tu t'entend parler.....et ton frère, tu y penses s'il t'entendait! nous ne sommes pas assez malheureux toi et moi, une petite couche en plus, ça te dis??? .....
Les vérités qu'elle disait le dégrisèrent peu à peu. Il regarda Lolite et Crum tour à tour. Réalisa se qu'il allait faire, non pas chercher le plaisir mais bien chercher à se venger de ce qu'il pensait avoir perdu. Non ! ce n'était pas lui ça, lui était tout l'inverse de ce qu'il montrait là.
Quand Crum se dirigea vers la porte, la main déjà posé sur la poignée, il la bouscula ouvrit la porte en grand et sortit sans attendre. Il ne vit pas Sara qui était restée dehors, il traversa la route, sauta sur Espoir et reprit le chemin de la plage.


 

Posté par elfarranne28 à 08:29 - histoire moyen âge : Voluptatès - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 octobre 2008

voluptatès : suite

Plusieurs jours avaient passés depuis son retour. Il avait eut la désagréable surprise de voir arriver Sara, suivit de peu par Crum, s’était quelque peu chamaillé avec sa sœur et avait revu son vieil ami Kemryl. Il les avait retrouvé en taverne, avait bu plus que de raison, avait essayé d’être auprès d’eux ce qu’il avait toujours était jusque là, sans y parvenir. Il s’était forcé à sourire, ne voulant leur déplaire. Ils avaient tous été tellement accueillant… Et pourtant…. Ça ne suffit pas, il ne parvenait pas à reprendre le dessus. Le pouvait-il encore ?
Il lui fallait chasser ses démons, faire sortir ce trop de peine et de haine qui l’avaient envahit.
C’est donc un soir, sortant de la taverne proche de la mairie, s’apprêtant à reprendre le chemin qui le mènerait à la cabane de la plage, qu’il vit la lanterne rouge briller au dessus de la porte du bordel.
Lolite !
Il avait fait sa connaissance au feu des Vestales lorsqu’elle avait débarqué à Narbonne. Elle avait usé de ses charmes pour essayer, sans jamais y parvenir, à l’attirer dans son antre. Il l’avait trouvé fort belle ! Quel homme aurait pu la voir autrement. Mais les filles de joie… pour lui…c’était bon pour les autres, lui n’avait besoin d’elles.
Et pourtant….
 
Laissant sa monture, il traversa la rue à grand pas, ouvrit la porte sans ménagement qui claqua derrière lui. Il lui fallait exhorter ses démons, et qui mieux qu’une catin pour ce faire.. . Elle l’avait cherché nombres de fois, il l’avait toujours repoussé, ce soir, il allait en être autrement.
Il traversa le grand halle sans regarder autour de lui, arriva devant un comptoir d’où l’on pouvait voir un grand escalier. Il l’appela, l’hurla presque…
 
LOLITE !!!!!!!!!!!!!


Le froid glacial de la nuit figeait les visages de crum et de sara, elles avaient passé la soirée à manigancer au 54 pres de la mairie, elles avaient rit, elle avaient bu, la nuit avait plus que bien commencée.
Sara avait décidé de faire quelques pas avec elle, histoire de prendre une bouffée d'air avant le repos nocturne.
Plus loin, une hombre, une hombre qui stopa nette leur avancée, elles échangérent un regard à la foi de surprise et d'interrogations, lui, titubant sur la chaussée, à une heure bien avancée, et seul tellement seul, elles avaient rient pendant de longues heures pendant que lui buvait, toujours seul.
pas besoin de dire grand chose, l'échange d'un regard leur suffit à savoir qu'elles pensaient à la même chose toutes les deux.
Discrettement elle le suivirent , gardant la distance qu'il fallait pour ne pas qu'un homme aussi rond ne les perçoive dans son do.
Peut être reprenait il simplement le chemin de la plage, peut être allait il continuer à marcher comme ça longtemps.
lorsqu'elles le virent entrer dans la chaleureuse demeure de la belle Lolite, elle s'arrêtèrent à
 nouveau de marcher.
tournant son regard vers Sara, Crum ne peu s'empecher d'afficher un visage de désolation, non, elle ne réussissaient pas à lui rendre un peu de vie, qu'avaient elles cru, il faudrait du
 temps c'est certain, mais pas lolite, pas maintenant, pas apres tout ça.

Sara, je ne peux pas le laisser faire ça, c'est au dessus de mes forces d'assister sans réagir, il faut que nous le ramenions à la maison, tu veux bien? 
LOLITE !!!!!!!!!!!!!

un sursaut !!!
Crum sortit de sa poche sa poche sa petite fiole habituelle, elle y introduit un soporifique (elle en a des choses sur elle qui ne la quitte pas... Twisted Evil) regarda encore une fois Sara et se dirigea expressement chez la belle.
Cast?
il se retourna, les yeux gorgés d'alcool, le visage froid, les traits tirés.
elle tenait la fiole à la main, en evidence, se demandant si elle la lui tendrait ou pas...à présent elle hésitait.


S'inquiéter.
Pas de nouvelles, nulles traces de sa belle.
Elle a du s'absenter...
Lolite allait patienter. En attendant, elle avait une lettre ou deux à rédiger. Le Voluptatès semblait mort. Pas un gémissement, pas un son ne parvenait de ses murs, à croire que tous s'étaient enfuis. Que le plaisir de la chair n'intéressait plus.
Ou peut être était ce Narbonne qui...
Narbonne qui se faisait sans vie.
Lolite monta à l'étage, vélins sortis de son bureau, plume trempée dans l'encre noir, courrier adressé à Paris, Cour des Miracles. Désir d'aller voir la belle Paris. Ses cuisses offertes, ses rues salles, ses bordels, ses bars. De la chair, un peu, beaucoup, pationnement. S'enhivrer de plaisir. Paris...
Et réfléchir à une annonce peut être. Pour faire vivre un bordel, il faut de la cuisse d'oeuvre. Une fille ou deux de plus peut être. Elle n'avait pas les moyens de se le permettre, mais si elle ne réagissait pas vite, elle pouvait dire adieu à son commerce, et de cela jamais elle ne s'en remettrait.
 
LOLITE!!!!!!!
Elle sursaute, plume qui dérape sur la feuille. Juron étouffé, elle se lève, se dirige vers les escaliers, se penche et voit Castel la chercher.
Cas?
Ici?
Elle n'aurait jamais cru la chose possible. Et pourtant.... Le voici qui débarque ici sans prévenir. Bonne chose pour elle. Le commerce pourrait reprendre.
Retourner dans sa chambre, replacer ses cheveux, vérifier sa tenue. Etre belle. Parfaite. Toujours.
Lolite n'était pas l'une de ces catins que les hommes de peu de monde fréquentent au coin d'une ruelle, Lolite avait du chien.
Sourire sur ses lèvres, décolleté replacé, elle descend les escaliers lentement...
 
Oui Castel?
Et remarquer sur son beau visage les traces d'un chagrin immense, regard hagard, lèvres tristes et joues sèches de trop de larmes.
Réconfort..

 

Posté par elfarranne28 à 18:44 - histoire moyen âge : Voluptatès - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 octobre 2008

voluptatès : suite

Etaient-ils passé du plat de résistance au dessert ?
Etaient-il arrivés sur une île fantastique sans même s’en rendre compte ?
La belle avait su transformé ce repas en instants subtiles. Les langues qui se mêlent, les mains qui se referment sur deux fruits savoureux tel deux oranges que l’on voudrait presser. Les esprit s’évadent, le plaisir grandit.
Bagerand se laisse guider dans ce qui est devenu une ballade où son torse en gardera les traces ; les épines d’une rose, où ses lèvres et son corps en garderont le goût ; la douceur des pétales, où son cou en gardera la marque ; la couleur. De ses monts, les mains de Bage dessinent les courbes parfaites du corps de la belle, pour aller ensuite s’agripper à ses hanches.
Dans un dernier assaut la monture se cabre, la cavalière se cambre, devant eux, dans le reflet de leurs yeux, le lieu est fantastique, la source est là, abondante. De par sa beauté ils laissent aller leur soupirs d’aise, leur râle de plaisir. Le cœur battant, le corps repu par une telle cavalcade. Veneris se laisse retomber sur son amant d’un soir.
L’île flottante est servie, douce et tiède. Ils savourent , l’un contre l’autre ce dernier met, ce dessert parfait, ce moment agréable où deux inconnus attirés l’un vers l’autre comme deux aimants, se découvrent et se désirent, assouvissant leur envie du moment, la gourmandise d’un joli corps.
L’amant de la tenancière des lieux, le sourire aux lèvres regarde la belle qui vient de lui servir si bon repas, si belle aventure, si agréable moment.


Au deuxième étage 
La proposition de Letho lui convenait et semblait la façon la plus simple et discrète pour descendre le corps de la jeune pousse au rez de chaussé. La descente semblait faisable mais pas pour autant sans difficulté. Accroché correctement un corps inerte sans le blessé, demanderai une grande attention, heureusement le bâtiment ne comportait que deux étages de hauteur. Le coin était sombre et l'heure tardive facilitait la discrétion des deux hommes. Avec un peu de précaution ils devraient sans tirer sans aucun mal. Son étalon attendait non loin de là, accompagné avec celui de Letho qui devait se trouver devant la bâtisse lors de son arrivé au bordel. La mission touchait enfin à sa fin et ils allaient pouvoir toucher la prime promise par leur commanditaire. Il avait parlé de vengeance et de sévices corporelle mortelle à l'encontre de celle qui avait eu le malheur de se mettre à travers son chemin. Les raisons de sa haine envers cette femme lui importait peu, seul comptait le sac d'écu promis contre la capture de la femme.
Lazard regarda Letho un instant, répondant par l'affirmative d'un signe de tête pour rester le plus silencieux possible. Son compagnon descendu en premier par la fenêtre s'accrochant à la corde et descendant en rappelle prenant appuie sur la façade de la bâtisse. Le corps de Fleur ne se faisait pas ressentir sur son épaule, une mission des plus légère ce qui ne gâchait rien à la facilité dans son déplacement. Letho descendit sans peine les deux étages et se retrouva en silence sur la terre ferme. La nuit régnait au dehors aucun bruit ne se faisait entendre
, Narbonne dormait d'un sommeil pesant et innocent. Une légère brise caressa son visage, jetant un dernier regard sur la porte et la lueur qui se trouvait au sol afin de s'assurer qu'aucune ombre ne viendrait les déranger dans leur kidnapping. Le corps de la cible fut posé délicatement sur le sol adossé contre le mur de la chambre, son visage assoupit montrait un charme certain, pas de place pour les remords ou les questions diverses dans son âme noire. Il travaillait pour l'or et rien d'autre. Un mercenaire froid et sans pitié, capable des pires abomination pour la richesse et la notoriété de leur clan qui commençait à obtenir une certaine réputation dans le monde des ombres.
Il récupéra la corde qui pendait devant la bâtisse et se mit à la passer autour du corps du colis qui valait son pesant d'or. Il fallait y prêter garde et ne pas l'abîmer. Bien que le client ne se gênera sûrement pas pour lui faire subir les pires sévices connu par l'homme. La corde fut passer autour de sa poitrine passant sous ses épaules et vérifiant la bonne tenue des liens qui allaient la maintenir en vie et ne pas se rompre pendant la descente. La femme était maintenant harnachée solidement et il passa la femme doucement à travers la fenêtre. Le corps se balança doucement et il dut prendre appui à l'aide de ses jambes, cherchant la position la plus stable pour la faire descendre sans risque. Letho au sol, regardait son mouvement tête levée vers le ciel et prêt à réceptionner la femme. Laissant la corde descendre doucement au fur et à mesure de la descente. Ne lâchant que progressivement le chanvre entre ses mains. Ses muscles tendu par le poids de la femme et l'apesanteur reine qui tirait vers elle tout corps sur terre. Il fallut un certain temps pour descendre la femme au niveau de son comparse, prenant garde à se que le frêle corps ne se blesse pas contre la façade de la bâtisse qui forte heureusement était lisse et sans aspérité aucune. Soudain...Un bruit se fit entendre au loin et il arrêta sa manoeuvre, tentant de regarder en direction du tumulte afin de l'identifier... Une charrette semblait traverser la nuit dans la rue devant le bordel. Un moment de doute, cherchant de son regard noir tout danger qui pourrait mettre en péril leur situation... Les sabots résonnaient au loin et semblaient s'éloigner. La descente du corps reprit après s'être assuré du calme de la nuit.
La femme de joie arriva sur le sol doucement, sentant maintenant une aide au sol et le poids qui devenait plus léger. La descente était terminée. Un sourire diabolique et satisfait en coin, se penchant au travers de la fenêtre, cherchant du regard son compagnon qui se trouvait en contre bas. Il ne lui restait plus qu'à descendre à son tour et de s'échapper de la ville.


Dans la ruelle à coté du Bordel
Letho s'était apprété à réceptionné le "colis" et aténua le poids qui pendait en attrapant le corps inerte qui se balancait. Il la déposa délicatement au sol, non pas pour prendre soin d'elle mais plutot pour ne pas faire de bruit, ne désirant pas se faire reperer surtout que lazard était toujours dans la batisse.
Il défit les liens autour du corps et enroula la corde avec le harpon. Ensuite il la balanca en l'air vers la fenetre afin que son comparse et chef de bande puisse l'attraper et descendre à son tour.
Cette mission allait enfin arrivé à son terme, il fallait profiter du calme de la nuit pour en finir et partir avant que l'on s'apercoive de la disparition de la femme de joie. La tenanciere du bordel allait s'en doute vite s'en rendre compte. Et letho était heureux d'enfin sortir à l'extérieur et prendre l'air, bientot ils prendraient le large.. La mission finie, il toucherait peut etre meme quelques écus et il s'en réjouissait d'avance.


Au dehors du bordel
Letho regarda son chef descendre sans difficultés par la fenêtre. Tandis qu'il s'impatientait, il regarda sans cesse aux alentours si rien ne viendrait chambouler leur plan. Mais la nuit était fraiche et calme, et vu l'heure tardive, il y avait peu de chances de voir des habitants poindre le bout de leur nez.
Lazard posa ensuite pied à terre, les voilà tous les trois au sol maintenant, enfin ils allaient pouvoir clore leur mission et partir d'ici. Même s'il s'était un peu amusé, letho trouvait le temps long et trépignait d'impatient de pouvoir enfin bouger. Lazard récupéra le harpon puis souleva la fleur pour la déposer sur son épaule et rejoindre sa monture.
 
Retrouve moi au château. Je vais livrer le colis et toucher notre prime. Prends garde quand tu passeras les portes de la ville, ne te fais pas repérer. A plus tard Letho…
Sans attendre de réponse, Lazard rejoignit sa monture et dissimula la captive sur la croupe de son étalon sous une cape. Letho acquiessa de la tête et regarda partir au loin son comparse. Sans plus attendre, il alla chercher sa monture à son tour et monta en selle, réajustant sa cape afin de filer tel une ombre dans la nuit.

Grimper les escaliers, insouciante, retrouver ses habitudes, aller se préparer un bain, penser à sa douce Fleur et s'occuper d'elle, elle ne rêvait que de ça en cet instant.
Rapide tour dans sa chambre, elle s'installe à sa coiffeuse, inconsciente de ce qui se passe dans la pièce voisine. Elle perd son regard dans son reflet, songeuse, lissant de ses longs doigts blancs sa lourde chevelure. Une petite ride au coin de son oeil droit.
Elle fronce des sourcils, inquiète.
Inconsciente de ce qui se passe au balcon voisin.
Se penche et s'observe, lisse son oeil, regard critique sur ce début de vieillesse apparent. 28 ans... Une vie trop longue... Certes elle était encore jeune, belle et tout et tout... Mais elle était lasse ce soir. Besoin de se faire réconforter par sa belle. Reprendre ses esprits, ne pas penser à cette ridule minuscule ridicule.
Crème à son décolleté, légèrement parfumé, une merveille découverte lors d'un voyage à Paris, prémisse d'une aube olfactive nouvelle.
Elle se dirige vers la fenêtre qu'elle ouvre en grand, inspire à plein poumons l'air frais de la nuit...
A quelques minutes près, elle aurait vu....
Rendez vous dans la chambre voisine...
 
Fleur, ma chérie, je viens m'occuper de toi....
 
Pièce sombre, fenêtre ouverte, courant d'air qui la fait frissonner. Sa belle serait sortie sans la prévenir? Etrange. Et cette odeur qui flotte... A peine soupçonnable. Ma foi. Elle était libre de faire ce qu'elle voulait. Seulement Lolite ce soir avait besoin de ses bras fins, de ses belles cuisses blanches et sa peau sucrée. Lolite avait besoin d'elle. Et juste d'elle. Un peu de douceur dans ce monde. Elle était déçue. Grimace.
Se dirige vers le balcon, va pour le fermer...
Un bout de tissu accrocher à la barrière. Tissu inconnu, provenance inconnu. Suspect. Suspicion. Elle le regarde, sent son odeur. Cela n'appartient pas à sa douce. Etrange.
De plus en plus étrange....
Elle sort de la chambre, part à la recherche de sa douce dans la maisonnée:
 
Fleur!!!!!!!!
Désagréable impression.... Elle se sentit bien seule chez elle. Seule. Seule. Seule. Seule. Et violence au crâne qui revenait. Besoin d'elle.
BESOIN D'ELLE!!!!
 
Fleur!!!!!!!!! 
Fleur....


 

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12 juin 2008

histoire du Voluptatès : suite

L'homme entra dans l'établissement, couvert de sa cape noir et de son chapeau de feutre. Cela faisait bien longtemps qu'il n'était pas venu en ville. Curieux endroit pour réapparaitre après une si longue absence.
Il avait pris connaissance d'une information qui lui avait été revelée en rêve: visiblement, une amie de longue date travaillait ici, ou du moins quelqu'un qui lui était lié.
Il resta debout, les yeux parcourant intensement la salle à la recherche de cette derniere.
 
Je cherche....
et il s'arreta aussitôt

 

Le temps était maintenant compté plus question de s’attarder ici plus longtemps. Letho attendait derrière lui prêt à suivre ses ordres. Il fallait encore sortir au plus vite de la bâtisse discrètement et sans se faire reperer par les autres occupant lubrique du bordel. Son regard se concentre à nouveau sur elle, un sourire malsain au coin des lèvres. Sa main caresse lentement et avidement le corps de la jeune Fleur inconsciente de qui se trouvait devant lui.
*Sa dernière danse sans aucun doute…*
Sa main voyage lentement sur sa délicate peau blanche, une étincelle luit au fond de son regard. Elle ne semble pas apeurée pourtant par sa présence, elle ne se doute de rien en ce moment même, sa tache n’en sera que plus facilité. Profiter de son innocence et de sa trop grande confiance pour l’endormir. Tout est déjà prêt… Alors que ses lèvres jouent avec les siennes, sa main passe derrière son dos cherchant le morceau d’étoffe qu’il avait préparé avant de passer la porte de la chambre. Son regard sur elle, un sourire sur les lèvres la regardant dans les yeux, elle lui sourit impatiente de savoir ce qu’il cache sûrement.
Dans ce cas prends garde fillette, je suis son messager… un faucheur d’âme innocente et ton nom se trouve sur ma liste. Je te ferais rejoindre le passeur dans les limbes éternelles.
Un dernier regard impatient sur elle, se délectant de son regard à ce moment. Un mouvement discret, une étoffe imbibée d’un poison soporifique se pose sur ses lèvres charnues. Sa main devint brutale pour la maîtriser et la retenir pendant qu’elle se débat l’espace d’un instant, son regard devient surprise et étonnement. Lentement ses yeux se ferme laissant un soupir s’échapper. Son corps devient sans vie, inerte. Sa tête repose doucement sur son épaule. Son corps provocateur contre le sien. Elle n’est plus. Elle est entrée dans les pays des songes maintenant et il pouvait partir, la ramener à son employeur sûrement impatient.
Letho en retrait regardait la scène curieux de savoir si la belle était encore en vie. Il se retournait vers lui et lui fit un signe de tête en direction de ses vêtements. Ils allaient devoir quitter la chambre au plus vite avant que la patronne n’arrive pour prendre des nouvelles de son amie.
La petite Fleur se retrouva maintenant sur le lit. Cherchant de quoi la couvrir avant de sortir dans la rue. Elle ne devait pas mourir ou du moins pas encore avant que son mandataire puisse faire ce qui semblait nécessaire. Les vêtements enfilés rapidement sans aucun goût vestimentaire mais plutôt pratique. Le corps nu de la femme recouvert pouvait maintenant être transporté au dehors. Letho était lui aussi prêt, il pouvait partir de ce lieu de débauche dorénavant.
Lazard reprit le chemin en sens inverse, ouvrant la porte de la chambre doucement et le plus lentement possible pour éviter ce grincement du à des gongs mal entretenue par la tenancière. Un regard fut jeté rapidement vers le couloir, personne ne semblait monter depuis. Il marcha lentement posant ses bottes avec attention afin d’éviter tout craquement du plancher qui aurait put le faire découvrir. La jeune Fleur était heureusement pour lui un poids des plus léger, il aurait été plus périlleux de déplacer une femme forte. La traversé du couloir se fit sans mal. Son acolyte surveillait les alentours derrière lui. Arrivé à la porte de la pièce par laquelle il était arrivé, il s’assura que personne ne montait dans l’escalier. La bâtisse semblait calme et sereine, seul quelque bruit sourd provenait de l’étage inférieur. Il pénétra dans la pièce sombre et se dirigea vers la fenêtre, son grappin encore présent il ne leur restait plus qu’à disparaître rapidement.

 

Les mains de l'homme carressaient sa peau... étrangement fébriles, douces et indifférentes à la fois.
Sa voix.... toute aux milles pensées qui envahissaient son esprit, elle n'écouta pas les mots qu'il prononça.
Fleur se mit à douter qu'il ait jamais fréquenté de bordel, et encore moins qu'il soit venu jusqu'ici en vue de "consommer" comme les autres habitués des lieux. Ce n'était pas un client...
Mais alors?... un voleur? un assassin?
Mais que pourrait-il donc y avoir de précieux ou de si important pour qu'il se soit égaré ici?
Un fou... un fou triste et désabusé alors... Peut-être un fugitif...
Il prit sa bouche sans désir... Et sa main abandonna sa peau frissonnante pour se glisser dans son dos. Que cherchait-il ? Un poignard... dont l'acier dur et froid allait venir, cruel et mortel au contact de sa gorge... cela ne serait pas la première fois qu'une lame menacerait de l'égorger...
Et l'autre, Letho dont elle sentait le regard, que faisait-il? Lâche ? complice ?
D'un geste rapide, l'étranger plaqua contre sa bouche une étoffe... une odeur âcre qu'elle reconnut... d'un mouvement de hanches elle tenta d'échapper à la poigne qui s'était faite douloureuse... en vain.
Son regard interdit plongea une dernière fois dans celui de l'homme dans les bras duquel elle était prisonnière... puis les ténèbres ouvrirent un puit sans fond....

Letho suivait la scène toujours en retrait pret à intervenir s'il le fallait. Fleur ne se doutant pas de ce qui allait suivre.. On pouvait sentir le doute qui planait en elle à ce moment. Il était clair que Lazard n'avait pas l'air d'être un client.. et apres avoir joué avec lui, on pouvait voir l'incertitude s'emparer d'elle.
Il prit ses lèvres comme pour mieux la distraire tandis qu'il s'appretait à placer le tissu à sa bouche, le dissimulant dans son dos. D'un coup il lui appliqua l'étoffe, elle se mit à se débattre en vain, lazard tenait férocement sa proie..
Letho était resté en retrait expres, ne voulant pas dévoiler son jeu à la victime, ainsi elle pourrait le penser lache, indifférent ou complice.. elle ne saura pas la vérité. Lazard d'un signe lui montra les vétements de la belle et letho s'empressa d'aller les chercher. La rousse reposait à présent sur le lit, son corps inerte et lourd comme sans vie.
Il fallait se dépecher, la patronne pouvait débarquer d'un moment à l'autre, d'autres clients semblaient occupé de ci de là.. et il ne fallait pas se faire reperer. Il couvra la fleur de ses vetements à la hate sans prendre soin d'elle. Il fit de meme pour lui ensuite, réenfilant ses vetements toujours aussi préssé.
Ils étaient enfin pret et pouvaient quitter les lieux. Lazard prit fleur et la transporta dans le couloir en prenant soin de vérifier qu'il était libre. Il marcha lentement en évitant de faire du bruit, se dirigeant vers la meme pièce par laquelle il était entré dans les lieux, tandis que letho les suivait en couvrant leurs arrières...
Ils pénetrèrent ensuite dans la pièce, personne ne semblait monter, tous étaient occupés en bas apparement. La voie était libre.. restait à présent à faire descendre fleur par la fenetre ce qui n'allait pas être une mince affaire. Letho réflechi un instant puis suggéra à Lazard une solution pour quitter les lieux.
 
Je vais d'abord descendre, ensuite tu pourras accrocher la fleur à la corde et la faire descendre doucement vers moi, apres l'avoir détachée je te renvois le harpon et tu nous rejoint... çà semble faisable il me semble non ?


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06 avril 2008

voluptatès ! suite

Filles de joie… filles de joies ? Ces mots raisonnèrent à ses oreilles.
On vend son corps et ses caresses ? Silue ne comprenait pas bien ce que Lolite voulait dire. Comment on pouvait vendre son corps ? Une fois qu’il est vendu une fois, on ne peut plus le revendre après ?!
 
Les caresses elle comprenait, elle ne voyait pas qui pourrait vouloir les acheter mais elle s’imaginait bien caressant un… un « client ». Elle sourit en pensant que pour ses petits moutons les caresses étaient gratuites.
Fille de joie… elle ne savait pas exactement ce que ça voulait dire, mais si une fille était pleine de joie c’était bien elle. Elle s'imagina racontant des blagues, dansant de façon ridicule, et faisant des grimaces pour faire rire ses petits clients. Si c'était ça... mais quelque chose l'inquiétait, cette histoire de vendre son corps...
 
« Euh… on est nourrie et logée mais on gagne combien ? Et euh… vous voulez dire quoi par vendre son corps ? Hein Madame Lolite, on le vend mais après… une drôle d’idée lui traversa alors l’esprit … après on est mort ? »
Elle fit une petite moue boudeuse.
« Bah si on est mort après, euh… je ne veux pas… Mes moutons ils sont tous morts et maintenant ils sont plus drôles… Comment on peut être filles de la joie si on est morte ? »
Cette pensée commença à grandir en elle, elle s’agita tout à coup. Les petits bruits qu’elle avait entendus à l’étage en arrivant… ils avaient cessés ! Si c’était des filles comme elle qui étaient mortes en vendant leur corps ?!
Elle eut un violent haut le cœur.
Elle leva alors des yeux suppliant vers la dame brune, l’implorant de lui expliquer. Elle ne comprenait vraiment pas. Elle lui prit les mains se rappelant qu’un instant avant leurs exquises douceurs l’avait surprise. Ses grands yeux verres dévisageaient maintenant la patronne, toujours implorants, et remplit d’une peur soudaine.
Elle voulait absolument travailler et cette maison lui plaisait beaucoup mais mourir elle ne voulait pas.
Quand son papa l'avait quittée, elle avait été si triste, ça n'avait rien à voir avec de la joie... Elle ne voulait pas être de nouveau si triste. Travail ou pas il ne fallait pas abuser!

L’impression de dominer, elle voulait au moins s’offrir cette illusion. 
Il ne faudrait pas que le plat refroidisse....servez donc Beauté....
L’ordre donner, veneris repue par les prémices avait besoin de grand air, de ballade endiablée, de chevauché interdite…Elle enjamba Bagerand , et dompta le fidèle destrier qu’il était devenue en se « scellant » à lui.
La monture à la hauteur de ses espérances, veneris « s’agrippa » à l’animal sauvage pour mieux se fondre en lui.
S’approprier cette virilité fougueuse lentement pour ainsi partir au galop quant ils ne feraient plus qu’un…Alors lentement, veneris prend la pose, cherche le meilleur point d’appui, les hanches sensuellement s’enroule sur la « selle ».
Le plaisir se lie sur les visages, d’abord s’en aller au trot, profiter du flot calme des deux corps emmêlés…Les soupires fusent et grondent, donnent le rythme de la chevauchée…
Les doigts de Veneris s’agrippent au torse de Bage, elle plante ses ongles dans sa chair tendre, la chevauchée prend des allures sauvages et déjà le trot laisse la place au galop…
Sous cette folle cavalcade, la poitrine de la belle prouve à quel point le rythme est fou alors Bage de ses mains les emprisonnent provoquant un cri de plaisir à sa cavalière.
La gourmande en veux plus, à nouveau ses lèvres cherchent la chaleur de celle de sa monture, les langues s’enroulent et se déroulent, la coquine lui mordille les lèvres pour étouffer ses cris naissants.
Le repas divin s’est transformé en ballade diabolique et la belle n’est pas sur le point de prendre des raccourcis pour cette course des corps unis….Non!…Au contraire faire perdurer ce moment repousser au plus loin le moment fatidique du point d’arrivée à la source de jouissance…

 

Cette petite, magnifique comme tout, était vraiment trop jeune... Pourtant ses longs cils blonds la ravissaient, sa bouche en coeur la chamboulait, et lorsqu'elle l'entendit parler de la mort de ses employées, elle partit dans un grand rire.
Main sur sa poitrine, une autre devant ses lèvres, elle ne pouvait s'empêcher de rire.
Les émotions de cette dernière journée avaient été bien forte, même pour elle, il lui fallait qu'elle se détente et ce brin de soleil tombait à pic! Vendre son corps? Oui, mais pas à la recherche! Elle n'appréciait pas les fous qui parlaient médecine et qui cherchaient des cadavres pour ouvrir leurs entrailles. Lolite était une femme avec les pieds sur terre, et savait pertinemment, comme tous, que pour guérir, rien ne valait onguents et une bonne saignée!
Alors qu'elle vende ses filles!
Elle rit de plus belle, les yeux pleurant, le souffle court, le coeur dansant, et rit et rit sans ne plus pouvoir s'arrêter. Mal de tête qui revient, mais ne l'arrête pas...
Finalement après de longues minutes et un mal au crâne dévorant, elle se calma un peu, attrapa un fruit qu'elle avait apporté pour achever de reprendre ses esprits.
Enfonçant ses ongles dans la peau tendre d'une orange, elle la déshabilla lentement, devant les yeux de la douceur.
 
Que sais tu des choses de la vie. Chérie?
Que font un homme et une femme mariés lorsqu'ils vont se coucher le soir?
En premier lieu, l'homme entreprend ce que je fais de ce fruit, il la déshabille.
Puis, il se laisse envahir par son odeur, sucrée, forte et enivrante. Et il l'embrasse...
 
Elle découpe un quartier qu'elle porte à ses lèvres, mord dedans, savoure son jus, comme elle aimerait le faire avec sa belle fleur restée à l'étage.
Comprends tu ce que je veux dire douceur? Il ne mange pas sa femme, il l'aime tout simplement...
Elle la regarda tendrement... Si jeune. Certes une affaire pour son bordel, mais déjà que Lolite et son domaine n'était pas forcément apprécié de tous, si en plus elle engageait de si charmante bergère...
Elle sourit.

De toute façon mignonne, tu me sembles un peu trop jeune pour travailler avec mes autres filles, je ne voudrais que tu découvres ces choses là dans ce genre de lieux, non que nous ne soyons pas qualifiées pour...

Elle se lève, attrape sa main, y dépose un léger baiser dessus.
Repasse me voir quand tu auras compris tout cela, et vécu un peu plus, je m'occuperais personnellement de ton cas. Je te laisse te détendre pour ce soir, il reste de la poularde dans la cuisine, des fruits, du pain et du lait. Sers toi et trouve toi une chambre libre pour dormir si tu le désires. Je monte à l'étage voir ce que font mes convives...
Elle attrapa sa robe, et se dirigea dans les escaliers. Prendre quelques affaires et prendre les routes...
Les routes...
Tellement longtemps qu'elle n'avait pas traversée le royaume! Mais avant toute chose, voir sa fleur qu'elle avait délaissée, et la couvrir de douces caresses....


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26 mars 2008

voluptatès : suite

bon à la demande d'un ami.

Moments intenses que la découverte d'un corps. la glace avait fondu, elle était à sa merci. Il devenait maitre du jeu qu'elle voulait mener.
Ils n'avaient à peine entendu que dans l'entrée quelqu'un venait d'arriver; Trop prit dans leurs jeux, dans le repas sensuel qu'elle lui avait annoncé.
Tout juste un IL Y A QUELQU’UN ?????!!!!! JE SUIS LA !!!!!!
Trop bien pour aller voir, moments trop agréable pour les faire cesser pour une fille qui n’en valait peut être pas la peine d'ailleurs, au pire elle attendrait...
Ses lèvres remontèrent pour aller chercher les siennes, sa langue se fit chercheuse et trouva sa jumelle qu'elle emporta dans un tourbillon gourmant.
Le dernier amuse bouche avant le plat principal. Ses mains fermement virent se placer de chaque coté de son corps et la firent se plaquer contre lui. Elles se glissèrent en suite une sur ses reins l'autre au milieu de son dos et la fit dans un mouvement coordonné rouler sur lui.
Il lui offrait l'avantage, il lui tenait le plat de résistance qu'allait-elle en faire? le prendre ou le laisser pour prolonger le hors d'oeuvre ? Alla gouter son cou offert , s'y attarda longuement. Venesis toute entiere semblait prête à assouvrir le moindre de ses désirs.
Il lui susurra à l'oreille
Il ne faudrait pas que le plat refroidisse....servez donc Beauté....

 

Lolite se leva, sans mot dire, se dirigea dans la cuisine, coupa un peu de poularde restante, vestige d’une nuit affolante et frustratrice à souhait, déposa sur une assiette la viande, un bon morceau de pain, quelques fruits, prit dans sa main libre une cruche d’eau et un verre, et alla rejoindre la belle blonde.
Sans un regard pour elle, elle lui servit un verre d’eau fraîche, et lui tendit l’assiette, reprenant place à ses côtés.
 
Si vous préferez du vin, ou autre alcool, n'hésitez pas...
Elle la détailla, si belle, si tendre, un morceau de chair fondant sur la langue… Tout comme un prince peu de temps auparavant, elle en ferait bien son repas. Surtout qu’elle avait les cuisses encore tremblantes d’un baiser arraché.
Que voulait cette jeune fille ? Visiblement de quoi se nourrir mais à part cela ? Elle frissonna, imaginant l'éducation d'une jeune femme comme elle sous les mains expertes de Lolite. Ou peut être que ce petit bijoux avait déjà toutes les cartes en main pour satisfaire la brune...
Dans les deux cas, elle serait ravit.
La brune lui sourit, rassurante, une main qu’elle dépose sur son genoux.

Je suis Lolite, propriétaire du Voluptatès.
Elle se leva, se dirigea vers les escaliers, écoutant les bruits provenant de l’étage, plus beaucoup de soupires, très peu de bruits.
Fin de jeux pour ses convives ? Sommeil pour tous ? Ou simplement avaient-ils tous désertés les lieux...
Bagerand… Où était-il ?
Elle serait bien allée vérifier, mais elle avait une délicieuse mousse de fruits sur son canapé, appétissante à souhait qui visiblement avait besoin d’elle.
 
Que puis-je faire pour vous, damoiselle….. ?
Se rasseoir à ses côtés, ne pas effrayer la jeune beauté à ses côtés, ne pas non plus lui montrer que sa bouche attire les lèvres de Lolite.
Attendre patiemment, et l’écouter….

 

La jolie dame se leva, se dirigea vers une autre pièce et revint quelques instants plus tard chargée de mets qui semblaient plus que succulents.
Silue n’avait put s’empêcher de la suivre du regard, comme hypnotisée par sa gracieuse démarche.
Quand ils se furent posés sur ce que l’inconnue tenait entre ses mains, les yeux de la petite blonde s’illuminèrent. Elle n’en demandait pas tant. Son petit estomac se serait contenté d’un peu de pain, mais elle n’allait certainement pas se plaindre.
 
Si vous préferez du vin, ou autre alcool, n'hésitez pas...
Elle leva des yeux remplis de larmes vers la belle brune qui lui servait à boire mais celle-ci ne la regardait pas.
« Merci beaucoup madame vous êtes très généreuse ! Mais je vous rembourserez, soyez en sure !! »
Elle ne tarda plus à se jeter sur l’assiette bien garnie.
Elle prit la viande à pleine main et commença à croquer dedans s’en mettant partout sur le visage. La faim l’avait tellement tiraillée qu’elle en oubliait tout ce que son papa lui avait appris.
Une bouchée de viande, une bouchée de pain, une gorgée d’eau, une bouchée de viande…
C’était d’un délice, bien meilleur que tout ce qu’elle avait pu manger quand elle gardait les moutons avec son père.
 
Je suis Lolite, propriétaire du Voluptatès. Que puis-je faire pour vous, damoiselle….. ?
La petite releva à nouveau la tête, un morceau de viande collé sur sa joue rose. Manger l’avait totalement revigorée.
« Ah oui j’oubliais !! Enchantée Dame Lolite !! Moi c’est Silue et je viens pour travailler ! » 
Elle prit un des fruits que lui avait servi la propriétaire des lieux et croqua dedans à pleine dent.
« Par contre euh… on m’a dit qu’il y avait beaucoup de travail ici… mais euh enfin, le monsieur il n’a pas voulu dire ce que j’allais devoir faire. Il rigolait trop pour ça je pense. Je crois que je devais avoir une trace sur le nez parce qu’il me regardait bizarrement. »
La jeune fille sourit et se leva d’un bond.
« Mais je suis très courageuse et rien ne me fait peur. Quelque soit le travail je l’accepte !! Et s’il faut garder des moutons c’est encore mieux, je sais exactement ce qu’il faut faire ! »
Elle ne fit pas tout de suite attention, mais dans sa précipitation à se lever, elle avait renversé la cruche d’eau sur Lolite, lui trempant complètement sa jolie robe.
« Ah !!!!! Je suis désolée Madame, vraiment désolé !!! »
Elle s’empressa de sortir un grand tissu blanc d’une de ses poches.
« Je vais vous éponger ça tout de suite !! »

 

La brune écouta la blonde avec attention, perplexe de voir ainsi brebis égarée dans un lieu de ce genre.
Non que cela lui déplaise, bien au contraire, de chatte elle passerait à louve...
En l'instant elle aurait aimé remercier le vieil homme dont elle faisait allusion, surtout quand la belle Silue renversa son verre sur elle et commença à l'essuyer.
Douces et délicates mains se pressant sur son ventre et sa poitrine, tamponnant légèrement l'eau qui avait inondé sa robe...
Délicieuses caresses effleurèrent l'esprit de la catin, qui troublée, observa la belle faire sans émettre la moindre plainte.
Pensez vous, une beauté pareille, tout soin pour vous, oseriez vous lui dire quoi que ce soit?
Si vous oui, la belle non, et ravit se laissa faire.
Elle fini par lui prendre les mains, les porta à ses lèvres, léger baiser qu'elle dépose dessus avant de les lui rendre.
 
Silue, je peux vous appeler Silue?
Sans même attendre la réponse, elle enchaîna:
Vous m'avez l'air d'être une brave fille, et je ne doute pas que vous puissiez travailler ici...
Elle repensa, troublée aux mains qui la frôlent, toussa un peu, et la voix enrouée reprit:
Je suis Lolite, propriétaire du Voluptatès, bordel de Narbonne.
Douceur, ici l'on vend son corps, ses lèvres et ses caresses...

Elle l'observa attentivement, et poursuivit:
Comprenez vous de ce dont je parle ? Si vous travaillez ici, vous deviendrez comme nous toutes filles de joie, apportant sur notre passage douceur et volupté, du moins dans cet établissement.
Mes filles sont toutes logées et nourries, elles choisissent leurs clients, sont libres de refuser quiconque…
 
Elle lui aurait bien proposé une place, mais la pauvre biche paraissait perdue. Lolite jeta un regard vers les escaliers, elle rêvait d'un bon bain chaud, de retrouver les bras de Bagerand, et de prendre la route... Pour l'heure il fallait qu'elle s'occupe de Silue, savoir si elle allait compter sur une nouvelle fille...

 

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27 janvier 2008

Voluptatès : suite

Les mains de l'homme laissaient des traces glacées sur son corps... rien à voir avec l'envie qu'elle sentait poindre des mains qui l'avaient caressée auparavant...
Danser avec la mort?..... Il semblait à Fleur que cette danse là vaudrait toutes les autres... Lassitude......
 
-Danser avec la faucheuse?! Serait-elle de vos amies pour que vous la proposiez si... impunément?? Je l'ai croisée souvent mais jamais elle n'a daigné succomber à mes charmes.... Mais peut-être qu'entamé avec vous, Messire, le pas de danse la séduirait?...
Fleur ne quittait pas le regard froid et dur de l'homme... Lolite était absente, indifférente et rien ne la retenait plus en cet endoit ni en aucun autre... alors pourquoi pas un ultime pas de deux... pas de trois...
-Je serai la meilleure danseuse que vous n'ayez jamais eue... pour peu que vous donniez le ton de votre danse macabre.
Un frisson parcouru son corps, qui n'avait rien du désir... L'homme ressemblait à un archange, le teint blafard, les lèvres rougies de son sang à elle... un signe auquel elle ne pouvait échapper... auquel elle n'avait en fait aucune envie d'échapper...

La belle blonde dormait, un joli sourire se dessinait sur son visage. L’atmosphère était propice aux rêves les plus délicieux.
Les parfums se mélangeant à la douceur du feu de la cheminée lui contaient des histoires. Histoires de pays lointains où les hommes voyaient tous leurs rêves exaucés, des rêves de vies meilleurs bien sur. Des fruits délicieux à volonté, des petits moutons, les mêmes qu’elles avaient autrefois et qu’elle chérissait tant.
Elle courait dans une prairie, l’herbe lui caressant pieds et chevilles. Cette herbe pourtant encore mouillée de la rosée du matin était chaude, si chaude…
Elle serait restée dans ce pays des heures, des jours, une éternité… Mais un frisson partant de son mollet la parcourue.
Elle ouvrit péniblement un œil puis les deux, tout était si flou, où était elle ?
Elle se redressa, frotta ses yeux pleins de sommeils et mis quelques secondes avant de se souvenir où elle était.
Elle écarta alors ses longs cheveux blonds qui lui couvraient le visage et vit quelqu’un…
Elle était belle, les yeux et les cheveux noirs, d’un noir intense et brillant, un noir de jais. Le teint hâlé et une gracieuse silhouette aux formes généreuses. La jeune femme la regardait, elle n’avait cessé ses douces caresses. Silue la dévisageait, elle n’avait jamais vu de femme si belle, elle en était presque troublée.
Puis elle se ressaisit.
 
C’est vous le chef ici ?? Parce qu’il faut que je parle au chef c’est très urgent !!
Elle baissa les yeux, contempla le sol quelque instants, releva la tête et reprit.
euh… pis j’ai un peu faim aussi, j’peux avoir un ptit bout de pain s’vous plait ?
La jeune fille avait beaucoup voyagé, et elle s’était retrouvée à Narbonne sans le sou… Son ventre commençait à lui rappeler qu’il était nécessaire de manger, pour être en bonne santé comme le lui disait souvent son papa.
Je vous l’rendrai, faut pas vous inquiéter, c’est comme qui dirait, un emprunt, vous voyez hein ? Hein ?
Elle s’étira à nouveau et bailla, bouche grande ouverte. Elle se sentait bien ici, si le monsieur dehors avait raison elle pourrait certainement rester. Elle était si contente !! Tout irait bien maintenant elle en était sure… enfin elle l’espérait très fort.

Une avalanche de sensation toute plus intense les unes que les autres. Veneris était ensevelie dans cette tempête de baisers et de caresses audacieuses. L’esprit ne pensait plus, l’étrangère ne savait plus où elle se trouvait, ses sens et instincts primaires avaient prit le dessus. L’exploration commencé, s’aventurer plus profond insatiable, vouloir trouver le point suprême, le lieu ultime où le corps emporté par la fièvre jouissante vous fait atteindre les étoiles. Devenir Dieu le temps d’un rêve, frôler des doigts la chaleur du soleil, briller avec les étoiles…Vénéris était devenue trésor et Bagerand la possédait toujours avide d’en connaître les moindres secrets. La belle comptait bien lui faire découvrir la grandeur de ce joyau. Le corps se cambrant sous l’impact des doigts chauds cheminant au gré de ces soupires dans son antre. Se mordre pour ne point hurler et gacher la mélodie douce des respirations saccadées…Juste se bercer des soupires interdits.
Sa voix un peu rauque par les murmures de plaisir mais aux notes sensuelle Veneris lui susurra :
 
Encore quelques hors d’œuvre ? …Où souhaitez vous passer au plat de résistance ?...
La belle elle-même ne savait plus exactement ce qu’elle voulait. Bestialement elle aurait voulu qu’il la prenne ainsi, que leur deux corps s’assemble pour former une harmonie parfaite. Et il y avait encore tant à découvrir, tant d’amuse bouche à savourer encore…Elle ne savait plus penser, elle n’était alors que la carte maitresse en ses mains, il n’avait qu’à ordonner pour qu’elle exécute. Elle n’avait plus le contrôle sur ce repas improvisé…

  

Posté par elfarranne28 à 09:51 - histoire moyen âge : Voluptatès - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 janvier 2008

vouluptatès : suite

Et il se pourrait bien que je vous l’octroie, cette compensation que vous pensez être en droit de réclamer.
Peut être même au centuple de ce que vous jugeriez un juste dédommagement.
J’estimerai de cela le moment venu.
 
Sourire carnassier derrière le masque ciselé d’ivoire et d’os où elle a cru bon de déposer un baiser.
Le geste l’a surpris il est vrai. Après tant de brûlantes offrandes, la fraîcheur légère d’un effleurement demeure une promesse silencieuse qu’il tiendra peut être.
 
J’ai moi aussi un présent pour vous Lolite.
Avec révérence il dépose la précieuse bouteille dans sa besace de cuir noir avec à peine plus de soins qu’il n’emploierait en maniant une femme, en ressort une bourse assortie, fermée par un lien très serré.
Un assortiment d’épices...
Une seule pincée ajoutée dans une coupe de vin et la vigueur de votre partenaire en sera fortement décuplée, comme sa fantaisie.
Il dépose ce mélange maison au creux de sa main.
Une vieille science qu’il pratique, les arcanes d’un art secret, les plantes et aromates, il est surprenant de penser qu’on en tire à volonté, poison violent ou aphrodisiaque tout autant foudroyant.
 
Non pas qu’un homme puisse manquer de verdeur entre vos cuisses mais l’effet en est véritablement puissant. Essayez le ... mais choisissez bien votre partenaire.
Ceci...
Asmodée glisse un deuxième objet dans sa main, qu’il referme, vous permettra de l’utiliser en toute discrétion.
Faisant claquer sa bure, l’étoffe lourde et noire l’enlace d’un sombre halo, reste la pâleur du masque et des yeux qui le percent, il s’apprête à ajouter quelques mots, se ravise et fait le dernier pas, celui qui manque.

Son baiser n’a rien de doux ni de galant.
Son baiser est une meurtrissure brutale, un acte de possession absolue.
Tout ce qu’il aurait pu faire est contenu dans sa bouche, sous ses dents et sa langue, jusqu’à sa salive et son souffle, lubrique.
Elle voudrait s’en délivrer qu’elle ne le pourrait pas.
L’instant est d’une sensualité douloureuse, un condensé à lui seul des plus folles débauches.
Et quand enfin il s’en détache, Lolite réprime à peine un tremblement nerveux.
 
Un acompte, dirons nous.
Asmodée s’incline légèrement, dans un simulacre d’élégance policée digne du Prince, la bête fauve habilement dissimulée, tenue en laisse pour un temps.
Il passe la porte à nouveau, quelques heures après l’avoir franchie. Le corps traversé d’élans farouches qu’il faudra assouvir.
Plus tard...
Le galop de sa diabolique monture résonne un temps ... puis l’aube noie tout dans un bleu tenace.

Coucou la compagnie !!!!!!! 
La blondinette fit une entrée fracassante, elle pénétra à toute vitesse dans le grand hall laissant les portes d’entrées grandes ouvertes.
Un vent froid profita de cette occasion pour s’engouffrer dans la grande maison.
La jouvencelle sautilla sur place un large sourire aux lèvres. Sa tête fit de grandes rotations pour explorer les alentours.
Elle semblait ravie d’être ici.
Il faisait si chaud, il y avait des coussins partout, des miroirs, de jolies peintures et de très belles fleurs.
Silue en était sure, elle voulait vivre ici.

Elle chercha s’il elle voyait quelqu’un, mais personne dans le hall. Pourtant elle entendait bien des bruits. Beaucoup de bruit. Des bruits qu’elle ne connaissait pas. Des animaux peut être.

Silue aimait les animaux.
 
Il y a quelqu’un ???
Personne ne répondit.
Elle fit la moue, croisa les bras et tapa du pied à terre. Le monsieur dehors lui avait pourtant dit qu’il y avait plein de monde gentil dedans.
 
IL Y A QUELQU’UN ?????!!!!! JE SUIS LA !!!!!!
 
Toujours personne. 
Roh !!! Vous êtes pas drôle d’abord… le monsieur il m’a dit qu’il y aurait quelqu’un pour m’accueillir !!! Et j’ai faim moi !!!
*mine boudeuse*
M’en fiches, j’attendrais jusqu’à ce qu’on vienne me dire bonjour hihihi !!!
La jeune fille s’installa sur un gros coussin rose et patienta. Cinq secondes plus tard, frigorifiée, elle se leva pour fermer la porte qui était toujours ouverte, puis se réinstalla.
La pièce sentait bon le Lys, le feu de la cheminée réchauffa rapidement les lieux et une douce tiédeur
enveloppa la petite blonde. Des murmures venant des étages vinrent lui titiller les oreilles, et tels de douces mélodies commencèrent à la bercer.

Seule, dans la cuisine, elle contemple songeuse les présents offerts. Un goût sucré-amer en son âme...
Cette soirée, ce repas.
Une merveille d'enchantement gustative, sensations nouvelles et un homme incroyable...
Parti, déjà...
Soupire et frustration, un regard qu'elle pose sur les débris de verre, anneau qu'elle enfile machinalement à son doigt, et qu'elle caresse comme si il avait toujours été là.
Et ses lèvres encore brûlante d'un baiser arraché.
Un acompte. Sans nul doute viendrait-elle réclamer la suite. Mais l'heure n'était pas à ça, l'heure était de se reprendre et de ranger tout ce foutoir.
Elle se dirige dans le salon, débarrasse la table, jette l'assiette fendue, les verres détruits, la bouteille vide. Attrape la semi pleine, la porte à ses lèvres et avale quelques gorgées à même le goulot. Grimace tandis qu'un mal de tête se fait sentir.
Elle ferme les yeux, essayes de calmer les douleurs en respirant calmement...
S'assied à même le sol, la bouteille toujours à la main, l'autre qu'elle porte à son front qu'elle masse doucement.
Une goulée de plus.
Petit coup au coeur. Pincement qui l'empêche de respirer. Poignard qui s'enfonce dans les tremblements hésitants de son organe.
Une goulée de plus.
Et respiration qui se fait saccadée. Elle se tord sous le coup, première fois qu'elle a si mal...
Une goulée de plus.
Secondes qui filent, minutes qui s'achèvent, et douleur qui cesse enfin, tandis qu'elle se relève péniblement, se tenant à la table, bouteille laissée au sol.
La ramasse, fini de la vider, et de tout ranger.
Récupère le cadeau de Sieur la Gourmandise, fait tourner l'anneau entre ses doigts et quitte la pièce.
Elle aperçoit alors dans le salon une jeune blonde assoupie, s'assied non loin d'elle et l'observe. Belle, fraîcheur à ses joues, à ses cuisses visibles que montre sa jupe relevée. Lolite sourit. Que venait faire ce petit bijou dans son antre? Cherchait-elle juste un endroit pour dormir? Il ne manquait pourtant pas d'auberges dans le coin... Un peu de plaisir à s'offrir ou à donner...
Curieuse, la brune s'approcha, une main qu'elle pose sur son mollet qu'elle caresse doucement:
 
Douceur... On se réveille...

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27 décembre 2007

voluptatès : suite

A l'étage 

Voila la femme qui se lève soudainement, nullement dérangée par son intrusion. Elle semble même vouloir en jouer... Il esquisse un sourire malicieux la voyant se mordre la lèvre jusqu’au sang. Passant ses doigts pour nettoyer le fluide vitale qui se trouvait sur ses lèvres et le déposer sur les siennes d’un geste sensuel. Passant langoureusement sa langue pour goûter à son sang. Se délectant de ce goût si particulier et qu’il affectionnait tant. Ses yeux de charbon étincellent contemplant la belle dans son plus simple appareil se tenant devant lui. Elle semblait courageuse, peut être inconsciente même, ne sachant qui il était, ni pourquoi… Profitant de cette situation pour se rapprocher d’avantage d’elle, ne pas la blesser, telle était les conditions.
Il l’avait enfin devant lui, après tant de peine à retrouver sa trace, il tenait la cible devant lui. Tout ce temps à la recherche de cette rousse qui se faisait nommer Fleur de Lune. Son employeur sera enchanté de pouvoir lui faire subir les pires sévices pour assouvir sa vengeance.

Tous les jeux interdits ? Tu prends des risques ma belle, je ne suis pas du genre doux et délicat…
 
Il s’approche lentement de la tentatrice, tel un prédateur, son regard dans le sien, ces yeux étincellent d’un désir certain pour lui, teintés de méfiance… Sa main passe doucement sur sa joue, descendant sur son cou gracieux. Se refermant avec fermeté, son regard sombre contemple sa réaction à cette étreinte forcée, la plaquant violement contre le mur de la chambre, un sourire mystérieux aux lèvres, ses yeux ne la quittant pas l’espace d’un instant. L’homme quand à lui, reste silencieux, en retrait, observant la scène…
Lazard se rapproche de l’oreille de la Fleur pour lui susurrer des mots qu’elle seule pouvait entendre. Prenant sa voix suave et charmante, loin de ses sarcasmes acides habituels. Ne dévoilant rien sur lui-même, ni sur ses intentions à son égard.
 
Je suis peut être un démon, seras tu prêtes à danser avec la faucheuse elle-même, petite Fleur ? Ta…dernière danse… 
L’étreinte de sa main se relâche doucement, les ténèbres se reposant sur ce regard emplit d’un désir insatiable. En finir rapidement et ne pas la blesser. Attendre le moment propice et sans hurlement, ni blessure. Il fallait jouer avec elle encore un moment, ne rien laisser paraître, une ombre, rien de plus. De passage dans un bordel, rien de suspicieux à cela. Il aurait sûrement besoin de Letho pour la sortir d’ici ensuite, passer la porte d’entrée avec une femme évanouie dans les bras serait suspect, surtout si les autres personnes se trouvent encore au rez de chaussé.
Sa main caresse sa peau délicate passant sur ses épaules, ses lèvres s’approchant des siennes sans les toucher, faire naître le désir en elle d’impatience, sans pour autant la laisser prendre le dessus. Ne pas se laisser aller pour de nombreuses raisons. Son corps et son coeur n’appartenaient qu’à une seule femme. Garder l’esprit serein et le plus clair possible, sans lui laisser un goût amer de défaite concernant ses charmes. Juste, effleurer son corps du bout de ses doigts parcourant son corps de femme bouillonnant de passion charnel. Attendant le moment opportun pour agir…

 

A l'etage 
Une intrusion... un homme est entré et s'est immicé dans la pénombre de la pièce le regard froid, Letho ne le distingue pas encore. Fleur se retourne et le regarde presque pas impressionnée par l'inconnu devant elle semblant meme le défier.
Letho ne pouvait voir l'expression sur le visage de la fleur, celle ci lui tournant le dos, toujours assis sur le bord de lit, il regardait la scène. Elle s'était approchée de lui pour dessiner de ses doigts sur les lèvres de l'homme.
Lorsqu'il s'approche d'elle tel un prédateur sur sa proie pour lui serrer le cou fermement et la plaquer contre un des murs de la pièce, Letho peut reconnaitre la silouhette qui s'approche... Lazard... rien qu'à sa préstence il l'aurait reconnu.
Le moment enfin attendu arrivait.. enfin un des membres du clan l'avait rejoint et non des moindres, le chef en personne... Letho ne savait pas s'il devait montrer à Fleur qu'il le connaissait ou non.
Tandis qu'il effleurait son corps du bout de ses doigts, letho se leva et se rapprocha d'eux lentement sans rien perdre de la scène, pret à intervenir s'il le fallait, surveillant le moindre signe de la part de Lazard à son encontre.

 

Bagerand envahit par les mains expertes de la belle, se laisse aller, la laisse le dominer et boire jusqu’à la lie. Ses ongles le labourant sont autant de frissons l’invitant à en vouloir encore plus. Il l’attire à lui la maintenant pas la nuque et lui prend les lèvres sans ménagement. Un baiser d’affamé, un baiser brutal pendant que de sa main libre il part à l’aventure de ce corps offert, parcourant chaque parcelles de cette beauté neigeuse, découvrant un mont et laissant ses doigts s’attarder à son sommet, en faire l’exploration, tâtant la fermeté de ce pic. Faire fondre la glace
Le plaisir de la découverte d’un lieu inconnu, lorsque seul les yeux ne suffisent plus, lorsque le touché se doit, pour être certain que le regard ne trompe pas. Il était grand temps à Bagerand de le découvrir , de se délecter, de prendre le dessus. Il la fit rouler pour mieux la dominer quitta ses lèvres pour aller à la découverte de son cou, de sa gorge. Avidement ses lèvres rencontrèrent le mont que sa main avait laissée pour parcourir ses hanches. Elles virent happer le sommet et s’y attardèrent longuement.
Lorsque l’exploration mène aux recoins les plus cachés, lorsque les doigts chauffés par l’endroit découvrent le joyau bien enfui. S’y attarder, chercher encore, y trouver une impasse, s’y aventurer. Véneris s’en mordait les lèvres…..

Posté par elfarranne28 à 07:56 - histoire moyen âge : Voluptatès - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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